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« Le sentiment de patriotisme de tout Burkinabè est d’exhiber fièrement sa CNIB »

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Le débat sur la modification du Code électoral se poursuit. Le 2 août 2018, c’est l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) qui en a fait cas. Selon cette alliance de la majorité, « l’adoption de ce code est une réelle victoire pour le renforcement de la démocratie au Burkina Faso« , parce que, indique François Tambi Kaboré, porte-parole du jour, après une dizaine d’années d’attente, les « Burkinabè résidant à l’extérieur vont enfin pouvoir voter en 2020« .

Des trois points de désaccord entre l’Opposition politique et la Majorité présidentielle sur la nouvelle mouture de la loi électorale, le débat s’est plus focalisé sur la non-rétention de la carte consulaire comme document de votation pour les Burkinabè de l’extérieur. La majorité, elle, soutient et signe quant à la non fiabilité de cette carte.

« La qualité et la fiabilité des cartes consulaires sont différentes selon les pays. Dans certains pays, elle est biométrique, dans d’autres non« , soutient François Tambi Kaboré, Président du Parti du peuple républicain (PPR), membre de l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP).

Les deux documents retenus pour l’enrôlement sur la liste électorale restent la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) ou le Passeport. Partant, selon les partis de la majorité, les Burkinabè résidant à l’extérieur ou l’intérieur ont maintenant deux ans pour acquérir éventuellement lesdits documents. « Le sentiment de patriotisme et de nationalisme de tout Burkinabè où qu’il soit, est de détenir et d’exhiber fièrement sa CNIB qui ne coûte que 2.500 F CFA contre 7.000 à 10.000 F CFA (selon les pays) pour une carte consulaire« , affirme François Tambi Kaboré.

« Je suis indigné par le comportement de l’Opposition face à la loi qui a été adoptée. Cette loi s’applique à tout le monde. Ce n’est pas à un groupe de personnes et ça a été décidé à l’Assemblée (nationale).

Je ne comprends pas qu’à chaque fois qu’on est en face d’une situation pour décider de l’avenir du pays, certaines personnes ont des comportements de fuyards. Ils ont un comportement pleutre. Et ça c’est pas normal parce que si vous avez raison, faites face à la situation. Ce n’est pas en fuyant que vous allez pouvoir régler la situation. Ce n’est pas digne d’une structure qui se dit opposition ».

Michel Béré, Président du PAREN

L’opposition politique, en rapport avec le vote du code électoral, a dénoncé une préparation de fraude de la part de la majorité au pouvoir. Mais selon Clément Sawadogo, Coordonnateur de l’APMP, « on ne va pas dénoncer des risques de fraudes, et à un autre moment, cautionner des possibilités de fraudes. C’est un non-sens et c’est illogique« .

Par ailleurs, en cas d’éventuelles manifestations de l’Opposition, le Coordonnateur de l’APMP ne s’offusque pas tant que, dit-il, cela rentre dans la cadre de la loi. « Maintenant, poursuit Clément Sawadogo, s’il y a une volonté d’incitation fébrile inutile, une volonté de dérapage, une volonté de foutre la pagaille ou la merde, si vous me permettez l’expression, en ce moment, force doit rester à la loi. Mais nous osons croire que l’opposition burkinabè restera une opposition sereine, raisonnable et démocratique« .

Outre ces aspects liés au Code électoral, l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle ont renouvelé leurs encouragements au Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.