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Refondation au Burkina Faso: Luc Adolphe Tiao préconise une meilleure règlementation de la vie politique

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Luc Adolphe Tiao
Luc Adolphe Tiao membre de l'Assemblée législative de Transition (ALT)

Au Burkina Faso, les partis politiques se multiplient chaque année. Cependant, l’organisation de ces partis politiques laisse à désirer. La corruption électorale est décriée par des acteurs politiques moins nantis et des organismes de lutte contre la corruption. Le rôle des acteurs politiques même dans la vie de la Nation est critiquée. Si pour cette Transition, plusieurs voix s’élèvent pour demander un assainissement de l’administration publique et le retour de la sécurité, d’autres pointent du doigt « le phénomène politique ».

Par Rama Diallo

Le 4 avril 2022, le premier ministre Albert Ouédraogo était devant l’Assemblée législative de Transition (ALT) pour présenter sa feuille de route. Au terme de cet exercice, Libre info a recueilli les avis de plusieurs membres de l’Assemblée législative de Transition.

L’ex premier ministre de Blaise Compaoré (2011 à 2014), Luc Adolphe Tiao pense qu’il est temps de revoir la création des partis politiques au Burkina Faso. Il appelle les nouvelles autorités à rendre la création des partis politiques plus transparente et plus rigoureuse. Selon lui, cette manière de faire actuellement ne permet pas aux partis politiques d’animer la vie politique du pays.

L’argent occupe une place importante dans le système politique actuel au Burkina Faso. « Comment utiliser l’argent de façon efficiente et transparente pour que cet argent ne pèse pas sur le choix des électeurs. Il y a tout un travail d’éducation aussi que les partis politiques doivent mener pour que les questions d’idéologies politiques reprennent le dessus sur le bien matériel », a laissé entendre l’ex premier ministre.

Luc Adolphe Tiao a lancé son parti politique, le Rassemblement patriotique pour le développement (RPD) en novembre 2021.

La sécurité et le retour des déplacés internes comme priorité

La question sécuritaire et la gestion des personnes déplacées internes est aussi cœur de tous les débats. Le gouvernement est attendu sur cette épineuse question. Avec près de deux millions de déplacés internes, le Burkina Faso est à la croisée des chemins.

Luc Adolphe Tiao demande au gouvernement des solutions concrètes.

Le discours du premier ministre Albert Ouédraogo reste un discours. Le peuple attend des résultats concrets, a indiqué le Dr Arouna Louré membre de l’Assemblée législative de Transition. «dans le fond le besoin de la population aujourd’hui c’est la question de la sécurité et la bonne gouvernance. Et il y avait ces éléments dans le discours du chef du gouvernement. Mais pour nous qui rêvons de la refondation de la patrie. Nous pensons que ce discours a manqué d’éléments énergiques qui vont vers la refondation», a-t-il poursuivi.

Julienne Dembelé prend acte de la feuille de route du premier ministre. Elle attend la mise en œuvre de ce programme. Membre de l’Assemblée législative de Transition, elle espère que d’ici des mois les déplacés internes pourront regagner leurs terres. Mme Dembélé pense que si la feuille de route est bien appliquée, le pays retrouvera la paix bientôt.

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