Home A la une Lutte contre le terrorisme au Sahel : plusieurs responsables djihadistes tués en...

Lutte contre le terrorisme au Sahel : plusieurs responsables djihadistes tués en 2020

lutte contre le terrorisme au Sahel
Des soldats mauritaniens à la frontière malienne, en novembre 2018. AFP

L’Afrique de l’ouest, particulièrement les pays du Sahel, ont été secoués ces dernières années par des attaques terroristes répétées. Si des pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Tchad et la Mauritanie, ont durement été éprouvés, la lutte contre les groupes djihadistes a porté des fruits avec la neutralisation de plusieurs chefs terroristes en 2020.

Par Tatiana Kaboré, stagiaire

La région du Sahel est la zone d’opération de plusieurs groupes terroristes depuis plusieurs années. L’année 2020 a été marquée par des attaques terroristes dans les pays du Sahel. Le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Tchad ont perdu plusieurs personnes, militaires comme civils. Le combat commun que mènent ces pays membres du G5-Sahel par le biais de la force conjointe du G5-Sahel a permis de neutraliser plusieurs terroristes dont des responsables djihadistes.

Parmi les grosses têtes terroristes tuées, il y a Bah Ag Moussa, un chef militaire du JNIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), un groupe lié à Al Qaïda au Mali, il a été tué par l’armée française au Mali le 20 novembre 2020. Bah Ag Moussa était un ancien officier de l’armées maliennes et l’un des membres fondateurs d’Ansar-Eddine, l’un des groupes islamiques occupant le nord du Mali. Très proche de Iyad Ag Ghali, un des principaux chefs de Al-Qaïda, Bah Ag Moussa fut un acteur majeur des rébellions touareg des années 1999 et 2000. Réintégré dans l’armée en 1996 puis en 2006, ce cadre du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans avait toujours fait défection pour rejoindre la rébellion, puis le djihadisme en 2012. C’était l’un des principaux chefs militaires djihadistes au Mali chargé de la formation des nouvelles recrues du groupe.

Il y a également l’algérien Abdelmalek Droukdel, tué le 3 juin 2020 par les forces spéciales françaises à Talhandak dans le nord du Mali à quelques kilomètres de la frontière algérienne. Il avait été repéré par les services de renseignement français et américains alors qu’ils se rendait au Mali par la route. C’était l’un des chefs terroristes les plus recherchés du continent. Abdelmalek Droukdel était le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)l.  Il faisait également partie de ceux qui dirigeaient le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Selon plusieurs médias, ce chef terroriste était spécialisé dans la fabrication d’explosifs. Il était responsable de la mort de plusieurs civils dans des attentats et de plusieurs enlèvements de ressortissants occidentaux.

Au cours de cette même opération qui a vu la mort de l’émir Abdelmalek Droukdel, le responsable de la coordination et de la propagande au sein d’Aqmi Toufik Chaïb, a été également neutralisé.

Cette lutte farouche contre le terrorisme va certainement se poursuivre en 2021. En effet, le dernier sommet des chefs d’Etats du G5-Sahel, tenu le 15 février à N’Djaména, a décidé d’envoyer 1200 soldats tchadiens dans la zone des trois frontières, située entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Le président français a également décidé de maintenir sur place, les troupes françaises impliquées dans la lutte contre le terrorisme.

www.libreinfo.net