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Ministère des droits humains:six (06)mois sans la secrétaire générale(syndicat)

Maminata Ouattara Ouattara, Ministre en charge des droits humains et de la promotion civique du Burkina Faso,Photo Photo ONU/ Jean Marc Ferré
Maminata Ouattara Ouattara, Ministre en charge des droits humains et de la promotion civique du Burkina Faso,Photo Photo ONU/ Jean Marc Ferré

A travers une déclaration rendue publique le 25 juin, le Syndicat national du personnel des Droits humains (SYNAPDH) s’insurge contre la gestion du Ministère des droits humains et de la Promotion civique (MDHPC). Mais que se passe-t-il dans ce Département ministériel que dirige Maminata Ouattara ? Des réponses, la déclaration du syndicat en donne… 

Par la Rédaction

Selon le syndicat, le Ministère en charge des Droits humains connaît une « gestion calamiteuse ». Une gestion caractérisée par « le tâtonnement, l’amateurisme, la politisation et le clanisme. »

Aux détails, la déclaration signée par Pawindé Mathieu Tondé, Secrétaire général du SYNAPDH, révèle que la Secrétaire générale du Ministère est hors du Burkina depuis six mois pour des soins de santé ; « ce qui a bloqué le traitement des actes de carrière des agents, violant ainsi le principe de continuité de l’administration ».

De plus, l’opérationnalisation des structures du Ministère est négativement impactée par le fait que « la situation de nombreux directeurs de services et directeurs régionaux n’a pas été régularisée » en dépit de l’adoption d’un décret le 25 avril 2019 et dont l’application conséquente devrait permettre d’éviter pareille situation. En outre, « les arrêtés portant nomination des chefs de service sont en souffrance privant plusieurs agents d’une partie de leur rémunération ».

M. Tondé et ses camarades s’insurgent contre la « dégradation sans précédent des conditions de travail du personnel ». Cette situation est due, selon eux par une « maigre » part du budget national accordée au MDHPC ; et pire, par le fait que leur ministère « n’a toujours pas débloqué sa part du budget de l’Etat contrairement à la plupart des autres ministères ». Et ce, dans un contexte marqué notamment par le terrorisme et la recrudescence des conflits communautaires, le tout sur fond d’accusations de violations graves des droits de l’homme.

Tout en dénonçant le fait que leur ministre ait « relégué le dialogue social au second plan », M. Tondé et ses camarades expriment leur détermination à ne pas permettre à des « des individus sans ambitions ni vision » de « détruire » leur ministère.

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