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Burkina Faso: forte mobilisation des populations à Dori pour réclamer la sécurité et de meilleures conditions de vie

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mobilisation des populations à Dori
Les manifestants dans les rues de Dori, chef lieu de la région du Sahel

Forte mobilisation des populations ce samedi 27 août à Dori, chef-lieu de la région du Sahel pour demander aux autorités actuelles la sécurité et de meilleures conditions de vie. Dans une lettre au président Paul Henri Damiba, les manifestants ont dénoncé plusieurs griefs.

 

Par Oumarou Dicko, correspondant Seno

Les populations de la région du Sahel ont pris d’assaut les rues de la ville de Dori ce samedi 27 août pour dénoncer « le délaissement » de la région du Sahel.

Dans une lettre adressée au président de la Transition, Paul Henri Damiba, les organisateurs de la manifestation ont critiqué l’absence de sécurité, des infrastructures et de l’Etat dans la région.

«Le délaissement de la région par les autorités centrales de notre pays, conjugué à l’indifférence, débutées depuis les indépendances sont de plus en plus accrus. Ce constat amer se vérifie à travers l’état des infrastructures, le taux de chômage très élevé particulièrement chez les jeunes, les statistiques des écoles fermées, le nombre de positions abandonnées par les forces de défense et de sécurité, la situation humanitaire désastreuse, les coupures incessantes d’eau, les délestages, le manque de carburant, le départ des administrations publiques à l’image de la justice inexistante dans toute la région, la flambée incontrôlée des prix des produits de première nécessité, etc. », déclarent les organisateurs de la marche.

La coordination de la marche a dépeint une situation humanitaire très critique. « Ces dernières semaines au Sahel sont marquées par une très forte dégradation de la situation humanitaire, situation qui était déjà calamiteuse depuis des années. En effet, plusieurs villes voire des provinces entières sont sous blocus terroriste et inaccessibles. »

«Dans les provinces du Yagha, de l’Oudalan, du Seno et Soum, le quotidien est une survie. Les villes de Gorom-Gorom, Markoye, Déou, Oursi Tin-Akoff, Sebba, Solhan, Mansila, Arbinda, Djibo, Gorgadji, et bien d’autres encore sont agonisantes et ne doivent leur survie qu’à des convois irréguliers et l’aide des organisations non gouvernementales (ONG). », ajoute la coordination de la manifestation dans la lettre au président Paul Henri Damiba.

Les manifestants unis au sein d’une coalition d’organisations de la société civile et de syndicats ont exigé que leur vie et la sécurité soient garanties sous toutes ses formes, ainsi que l’intégrité du territoire national.

Par ailleurs, ils demandent la facilitation de l’accès aux produits de première nécessité, le contrôle des prix et le contrôle de l’inflation; l’arrêt immédiat du départ et le retour des agents de l’administration publique ;le ravitaillement régulier des zones à fort défi sécuritaire, y compris par voie aérienne si la situation l’impose ;la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens sur l’axe Dori- Ouaga, Dori – Sebba – Mansila, Dori – Djibo, Djibo – Ouaga ainsi que sur tous les axes à l’intérieur de la région et du territoire national.

En terme de circulations, les populations du Sahel demandent la mise en place d’un système d’évacuations sanitaires des malades dans la région ; la levée de l’interdiction de circuler de certains types d’engins motorisés à l’intérieur des villes chefs-lieux de provinces (Gorom-Gorom ; Djibo et Sebba) ; l’allègement du couvre-feu à l’intérieur des villes chefs-lieux de provinces.

A toutes ces revendications s’ajoutent, la facilitation du retour des réseaux téléphoniques; la réouverture du Centre Universitaire Polytechnique de Dori; l’arrêt de la stigmatisation dans la lutte contre l’extrémisme violent, la conduite d’enquêtes rigoureuses et l’application de la loi sur les allégations d’exactions extra-judiciaires et l’ouverture des procès des dossiers pendants en justice ;le respect et la protection des défenseurs des droits humains au Sahel et le contrôle rigoureux des actions des Volontaires pour la Défense de la Patrie tel que prévu par la loi.

Lire aussi: Burkina Faso : insécurité, « nous constatons que les choses bougent sur le terrain», Émir du Liptako

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