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Mois de jeûne à Bobo Dioulasso: Les vendeuses de galettes se frottent les mains

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Ramadan
Image d'illustration d'une Vendeuse de galette (Kaceto.net)

Le mois de Ramadan a débuté officiellement au Burkina Faso le dimanche 03 Avril 2022. Depuis lors, le nombre des vendeuses de galette et de bouillie a accrue dans la capitale économique burkinabè, Bobo Dioulasso. Ce temps  est pour ces vendeuses de galette et de bouillie, le temps du profit.

Par Batchana Abdoul-Aziz Sanou, correspondant Houet

Le mois de Ramadan marque  le début d’un temps de profit pour les vendeuses de galette et de bouillie. En effet, les musulmans ont recours à ces denrées, pour la rupture du jeûne qui se fait chaque soir entre 18h30. La demande en ce temps augmente considérablement. Ce qui conduit également à l’accroissement du nombre de vendeuses de galettes et de bouillie dans la ville.

État du marché en temps de jeûne

Interrogé, Denise Sanon, vendeuse de bouillie au secteur 29 de Bobo Dioulasso, affirme  que le mois de ramadan a toujours été pour elle, le moment du grand profit. « Chaque année, quand le moment de jeûne arrive, mon bénéfice augmente. Je fais plus de bouillie qu’avant. Hormis ce moment, je peux avoir 5000F CFA de bénéfice mais en temps de jeûne, je peux avoir 10.000F par jour et souvent même plus. »

Konaté Maryam, une cliente de Denise affirme acheter par jour 300F de bouillie pour la rupture en famille. Cela dit, pendant les 30 jours, sa famille fait bénéficier à Denise, une somme d’environ 9000F. Or par jour, Denise dit servir plus d’une vingtaine de clients qui achètent souvent plus que Maryam et souvent moins qu’elle.

Honorine Sana ne vend des galettes que pendant le jeûne musulman. Car, dit elle, « C’est le meilleur des moments pour moi de faire des économies. Par jour, je peux avoir entre 5000 F CFA et 10.000F CFA de bénéfice. »

État de marché en jour ordinaire

Pendant les jours ordinaires, le marché est moins dense selon l’affirmation de Alima Sodre, vendeuse de galettes au secteur n°10 de Bobo Dioulasso. « Le bénéfice que je fais pendant les jours simples ne vaut pas la moitié de ce que je gagne maintenant. Souvent je fais des pertes mais je rends grâce à Dieu parce que je fais plus de bénéfice que de perte », a-t-elle dit.

Derbo Habib, une cliente de Alima Sodre affirme : « Actuellement, comme c’est le jeûne, pour la rupture en famille, nous achetons par jour 1000 francs de galette. Quand le jeûne finit, nous achetons par jour pour 300 francs, souvent pour 500 francs et des fois même nous n’achetons pas de galette. »

Période de jeûne ou pas, certaines vendeuses soutiennent que le bénéfice est un quotidien. « Même quand ce n’est pas le mois de ramadan, moi je gagne chaque jour un bénéfice. Mes clients sont fidèles, souvent quand je fais deux jours sans sortir, certains viennent à la maison pour prendre de mes nouvelles », nous confie Sanata Nana, vendeuse de bouillie au secteur 22  de Bobo Dioulasso.

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