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Mort de 12 personnes à Tanwalbougou(Est) :Le CISC accuse les forces de sécurité et les volontaires pour la défense de la patrie

Une vue des conférenciers
Une vue des conférenciers

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a donné son éclairage sur la mort de douze personnes (12) à Tanwalbougou, une localité située à une quarantaine de kilomètres de Fada N’Gourma dans l’Est du Burkina Faso. Pour le collectif, il s’agit des assassinats contre la communauté peule orchestrés par les forces de défense et de sécurité et les volontaires de défense pour la patrie(VDP). Le collectif était face à la presse lundi à Ouagadougou.

Par Siébou Kansié

Douze personnes dont l’âge est compris entre 20 et 70 ans, ont été exécutées à Tanwalbougou selon le CISC. Pour le Collectif, les victimes ont été arrêtées par la gendarmerie de Tanwalbougou dans la journée, alors qu’elles étaient au marché de Kpentchangou, à 5 kilomètres de Tanwalbougou.

Selon un communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma, Judicaël Kadeba, cité par le CISC, « ces personnes ont été arrêtées pour suspicions de faits de terrorisme par le poste de gendarmerie de Tanwalbougou et sont mortes dans leurs cellules de détention ». Toujours selon le procureur, « 25 personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou. Malheureusement,12 d’entre elles ont trouvé la mort au cours de cette même nuit dans les cellules où elles étaient détenues. »

Mais pour le collectif, la déclaration du procureur est sujette à débat, d’autant que la cellule de détention du poste de gendarmerie de Tanwalbougou serait petite pour contenir 25 personnes. A en croire le CISC, les douze personnes ont été assassinées. Et pour preuve, un des corps des victimes emballés dans les sachets plastiques a été reconnu par un frère. Après vérification, sa tête était criblée de balles, ajoutent les conférenciers.

Tanwalbougou est devenu un cimetière de la communauté peule dira le CISC qui estime par ailleurs que le système de défense du territoire burkinabè est un échec.Ce faisant,les membres du collectif exigent la démission du ministre de la défense Chériff Sy, afin qu’un autre plus compétent puisse assurer cette fonction hautement stratégique.

Aussi, ils exigent entre autres, l’arrêt immédiat des crimes odieux et l’arrestation immédiat et sans délai des volontaires pour la défense de la patrie impliqués dans ce crime ; le relèvement du chef de poste de la gendarmerie de Tanwalbougou, Sayouba Simporé et une enquête parlementaire sur toutes les allégations d’exécutions commises par les FDS.

Le député et maire de Dori Aziz Diallo,présent à cette conférence de presse a déclaré qu’il a perdu un cousin dans cette tuerie. Pour lui son cousin a reçu une balle dans la tête.Le collectif appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire.

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