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«Outrage au chef de l’État», « dans aucune autre démocratie moderne vous trouverez encore ce type d’infraction», Me Prosper Farama

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Le militant du Balai citoyen Ollo Mathias Kambou est entre les mains de la justice pour avoir offensé le chef de l’État. Il est accusé «d’outrage à un dépositaire de l’autorité publique». Une infraction qui selon Me Prosper Farama, l’un de ses avocats, n’existe nulle part ailleurs. 

Par Nicolas Bazié

Le 5 septembre 2022, Ollo Mathias Kambou a participé à un débat télévisé , dont le sujet abordé était le bilan de cinq mois de gestion du pays par le président Damiba. Après l’émission, à sa descente, il est accueilli par des gendarmes venus l’arrêter. 

Embarqué, Ollo Mathias Kambou sera par la suite remis à la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLC C). Après un interrogatoire, le jeune de 36 ans a été placé sous mandat de dépôt le 6 septembre. Il avait été interrogé devant le parquet suivant la procédure de flagrant délit.

Offense au chef de l’État, une infraction qui relève du moyen âge

«On reproche à notre client d’outrage au chef de l’État, c’est à dire d’avoir offensé le chef de l’État», explique Me Prosper Farama le 16 septembre, date de l’ouverture du dossier du prévenu à la chambre correctionnelle  de comparution directe du Tribunal de grande instance Ouaga I. Pour Me Farama, cette infraction est « moyenâgeuse» . 

C’est une infraction qui n’existe nulle part ailleurs au 21e siècle, à l’en croire. « Dans aucune autre démocratie moderne vous trouverez encore ce type d’infraction», déclare-t-il.

L’ avocat poursuit en indiquant que « dans un État de droit, quand on est un homme politique , il faut admettre que la critique politique actuelle peut être choquante». Il laisse entendre que « les partisans du MPSR à l’époque du président Roch Kaboré n’étaient pas tendre avec lui. Ils ont même manifesté pendant qu’il y avait interdiction de manifestation . Et c’est sur ce point que le MPSR a pris le pouvoir».

Ce qui est affligeant au Burkina, soutient Me Prosper Farama, c’est qu’on voit la différence de comportement quand on est en dehors du pouvoir et quand on est au pouvoir . « Il faut que nos hommes politiques comprennent que quand on choisit de se mettre devant , il faut avoir le dos large et se concentrer sur l’essentiel», ajoute-t-il.  

Pour plusieurs observateurs, le président Roch Kaboré pendant son magistère, a subi plus de critiques choquantes que n’importe quel autre président du Faso.  

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