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« Pandémie de la faim » au Sahel : des organisations humanitaires interpellent les bailleurs de fonds

A travers un communiqué rendu public le 16 juin, OXFAM, Action contre la Faim (ACF), CARE International, Norwegian Refugee Council (NRC) et Save the Children révèlent l’existence, au Sahel ouest-africain notamment, d’une « pandémie de la faim » qui vient s’ajouter à de multiples autres crises que connaît partie du continent africain.

Par la Rédaction

Il ressort de ce communiqué que les ressources financières nécessaires pour contrer cette « pandémie de la faim » s’élèvent à 2,8 milliards de dollars. En effet, cette somme pourrait permettre d’apporter une aide vitale à 24 millions de personnes. De plus, révèle ledit communiqué, les pays sahéliens ont besoin de 638 millions pour apporter une réponse conséquente à la pandémie de la covid-19.

Tout en saluant le fait que face à cette situation inédite plusieurs pays donateurs ont proclamé la nécessité d’être solidaires avec le continent Africain, OXFAM et ses consœurs disent « constater aujourd’hui que ce discours [de soutien] ne semble pas suivi d’effet. » Or, de leur avis, « Les bailleurs humanitaires doivent urgemment au moins doubler leurs financements humanitaires pour le Sahel pour les deux mois à venir. »

A l’endroit de ces bailleurs de fonds qui ont malheureusement reporté leur conférence (initialement prévue pour le 18 juin) nécessaire à la mobilisation des ressources financières conséquentes, OXFAM et ses consœurs émettent une forte interpellation en ces termes : « La faim elle, n’attend pas. La communauté internationale ne peut pas abandonner le Sahel au moment où les populations ont le plus besoin d’aide, nous sommes à un point de rupture ».

En tout état de cause, les organisations signataires du communiqué estiment que 5,5 millions de personnes sont exposées à l’insécurité alimentaire dans le Sahel central (Niger, Mali, Burkina Faso) pendant la période de soudure (juillet-août). De plus, précisent-elles, des « analyses montrent que la concentration de cette insécurité alimentaire se situe principalement dans la zone du Liptako Gourma ».

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