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Burkina Faso : comment les associations locales des jeunes pour la paix bravent l’insécurité?

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Fadi Wellet Mohamed membre de l'association Tartit, dans la région du Sahel

La crise sécuritaire qui frappe le Burkina a un impact négatif sur les activités des structures locales qui œuvrent pour la paix et la stabilité dans les zones à fort défis sécuritaires. C’est ce qui ressort des propos de quelques responsables d’associations des régions du Sahel, du Nord et du Centre-Nord réunis à Ouagadougou, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la paix le 21 septembre 2022, organisée par l’organisation non gouvernementale PAX.

Par Daouda Kiekieta

Flux massifs de populations fuyant l’insécurité, inaccessibilité de certaines zones pour porter secours aux victimes du terrorisme sont, entre autres, les dures réalités que vivent les associations locales intervenant dans le domaine des droits humains et de la paix dans les zones dangereuses comme les régions du Sahel, du Nord et du Centre-Nord du Burkina

L’association des femmes battantes de la région du Nord, dit être débordée par les personnes en besoin d’assistance. Intervenant dans cinq (5) communes dont quatre devenues inaccessibles, l’association dit assister à une recrudescence des violences basées sur le genre.

Présente au forum, Mme Sanata Ouédraogo, responsable de l’association, indique que la  sensibilisation et la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre sont leurs domaines d’intervention.

“Avant la dégradation de la situation sécuritaire, nous nous rendions dans les villages pour la sensibilisation, le recensement et la prise en charge des victimes de violence. Actuellement, nous nous sommes repliés sur la capitale de la région pour poursuivre nos activités.”

PAX
Sanata Ouédraogo, responsable de l’association des femmes battantes de la région du Nord

Dans un contexte où la recherche de cohésion sociale est clamée de toute part, l’Association vision pour le développement (AVAD) intervient dans l’éducation pour le changement de comportement et dans l’assistance des déplacés internes.

Pour Esaï Tiendrebeogo, représentant de l’association au forum des jeunes organisé par l’ONG PAX, la difficulté majeure réside dans la couverture des zones touchées par l’insécurité. “Malgré cela, nous avons des points focaux dans certaines zones pour l’édification de la paix” a-t-il assuré.

Pour l’association Tartit de la région du Sahel, les projets de développement intervenant dans cette région se font de plus en plus rares et laissent les populations dans des situations difficiles.

“Tartit intervient principalement dans la gouvernance locale, la promotion et la protection des droits humains. Compte tenu du déplacement massif des populations, nous sommes débordés et les financements se font rares” précise Fadi Wellet Mohamed, membre de l’association.

Face à ces difficultés que rencontrent les structures, le forum des jeunes, organisé les 20 et 21 septembre 2022 par PAX devrait permettre aux participants essentiellement jeunes, de tirer partie de leurs expériences pour une meilleure contribution à la restauration de la paix et la stabilité au Burkina.

Lire aussi: Burkina Faso : des jeunes leaders se penchent sur la question de la paix

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