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Burkina Faso :«je ne peux pas admettre que nos soldats soient abandonnés au front, sans vivres, ni primes, ni dotation adéquate » Président Roch Kaboré 

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Président Roch Kaboré
Le président du Faso Roch Kaboré

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le Président du Faso Roch Kaboré est revenu sur l’attaque du détachement de la gendarmerie d’Inata le dimanche 14 novembre 2021. Le Président au cours de cette interview a promis que des poursuites seront engagées contre les coupables au sein de la hiérarchie de l’armée après une enquête. 

 

Par Tatiana Kaboré

Le dimanche14 novembre dernier, le détachement de la gendarmerie d’Inata a été la cible d’une attaque terroriste. Cette attaque selon le bilan officiel a fait 53 morts dont 49 gendarmes et 4 civils. Une attaque qui a révolté plusieurs burkinabè qui se disent fatigués de l’incapacité du gouvernement à rétablir la situation.

Des manifestations successives dans les différentes régions ont été organisées pour dénoncer la mauvaise gestion de la crise sécuritaire. Mais aussi demander la démission du président du Faso, Roch Kaboré.

Face à cette crise, le président du Faso a promis de « prendre des mesures appropriées pour faire évoluer les choses de manière significative », lorsque les soldats tombés dans l’attaque macabre d’Inata seront inhumés.

Roch Kaboré dit être conscient de la situation, car dit-il, « La situation est très difficile, j’en suis conscient. Inata a été une onde de choc, nous y avons perdu énormément d’hommes et cela a mis en exergue des dysfonctionnements graves auxquels il nous faut apporter des solutions définitives », affirme le président du Faso.

Cette réaction fait suite aux différentes interpellations faites par les soldats, deux jours avant la date fatidique du 14 novembre 2021, sur le manque de vivres, à travers un télex envoyé par le chef du détachement d’Inata à sa hiérarchie.

Ce dernier affirmait que les 116 hommes placés sous son commandement étaient « en rupture totale de provisions» et qu’ils avaient un « besoin urgent de ravitaillement en vivres ».

Il a aussi fait savoir que depuis deux semaines, ils ne s’alimentaient que « grâce à l’abattage d’animaux autour de la caserne ». Il demandait également que son détachement soit autorisé à quitter la position.

Pour le Président du Faso, « Ce type de dysfonctionnement est inacceptable. Ces questions sont habituellement gérées au niveau du commandement et elles ne sont pas remontées jusqu’à mon échelon. L’armée dispose des ressources nécessaires. Je comprends la colère et le mécontentement de mes compatriotes ».

A cela, il a promis que « dès que nous aurons fait le point sur ce qui s’est passé, nous déciderons sans état d’âme », fait savoir Roch Kaboré.

Il a été demandé à l’Inspection générale des armées un diagnostic complet du dispositif sécuritaire et logistique par le Président du Faso.

« L’enquête va devoir élucider plusieurs zones d’ombre. Avons-nous été informés à temps ? Pourquoi n’avons-nous pas été plus réactifs ? Des informations ont-elles pu se perdre en route, et à quel niveau ? », confie un proche du chef de l’État, cité par Jeune Afrique.

De son côté,  Roch Kaboré dit attendre « les conclusions de l’enquête pour décider des sanctions ». A cet effet, il promet engager des poursuites car dit-il cela est inacceptable, « Mais s’il le faut, nous engagerons des poursuites. En tant que chef de l’État, je ne peux pas admettre que nos soldats soient abandonnés au front, sans vivres, ni primes, ni dotation adéquate. Nous devons mettre nos hommes dans les meilleures conditions, morales et psychologiques, pour accomplir leur mission », conclut le président du Faso.

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