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Procès Thomas Sankara : le médecin militaire Alidou Diébré s’explique sur le ‘’faux certificat de décès’’ du président Sankara

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Salle d'audience procès Thomas Sankara Ouagadougou,Burkina Faso
Salle d'audience procès Thomas Sankara Ouagadougou,Burkina Faso

Le Colonel major à la retraite Alidou Jean-Christophe Diébré est le cinquième accusé à la barre jeudi 4 octobre dans l’affaire d’assassinat du président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons.  Contrairement aux autres inculpés qui répondent au chef d’accusation de complicité d’attentat à la sureté de l’Etat et d’assassinat, le médecin colonel-major lui, est poursuivi pour faux en écriture publique. C’est lui qui avait signé le fameux certificat de décès de Thomas Sankara en mentionnant comme motif de décès, « mort naturelle ».

Par Rama Diallo

A la barre, Alidou Diébré a expliqué avoir établi le certificat de décès de Thomas Sanakra à la demande de son épouse Mariam Sankara. Elles étaient, dit-il, trois veuves dont Mariam Sankara à le voir pour des fins de certificats de décès de leurs maris pour des documents à la mairie. « Je reconnais avoir signé trois certificats de décès. En janvier 1988, un dimanche, j’étais chez moi à la maison, quand trois femmes sont venues me voir pour me demander de signer les certificats de décès de leurs maris. Parmi ces femmes, j’ai reconnu la veuve du président Thomas Sankara. Mais les deux autres, je ne les connais pas. », déclare le médecin militaire.

Ayant refusé au départ, il finit par accepter car Thomas Sankara étant un ami pour lui. Mais le motif du décès posait problème comme l’autopsie n’avait pas été faite sur les corps. « Je ne savais pas quoi mentionner », dit-il. Finalement, il écrira « mort naturelle » sur le certificat de décès du président Sankara.

C’est une faute et le médecin colonel-major le reconnait. « Je reconnais n’avoir pas obéi à la rigueur de la déontologie, parce ce que je devais constater le décès avant d’établir le certificat. Je ne l’ai pas fait. C’est une faute professionnelle.», admet-il, avant de préciser qu’il l’a fait de bonne foi pour aider les veuves pour les formalités administratives. « J’ai signé mort naturelle par humanisme pour la veuve de Sankara ».

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