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Procès Thomas Sankara : « les gens pensent à la place de Gilbert Diendéré et viennent à l’audience avec des idées arrêtées », Me Abdoul Latif Dabo

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Le parquet militaire a fait ses réquisitions le 8 février 2022. Le procès a été suspendu pour permettre à la défense de se préparer pour revenir plaider le 1 mars. Le ministère public a requis contre le général Gilbert Diendéré, l’un des accusés dans ce dossier Thomas Sankara et ses douze compagnons, 20 ans de prison fermes. Me Abdoul Latif Dabo, l’un des avocats du général Diendéré se prononce sur cette réquisition et apprécie par la même occasion, le déroulement de ce procès.

Par Rama Diallo

Libreinfo.net : Comment appréciez-vous le déroulement du procès Thomas Sankara?

Me Abdoul Latif Dabo : Pour le moment, le procès se déroule bien. Il n’y a pas eu ce que nous pouvons considérer comme étant des incidents majeurs de nature à perturber le déroulement de ladite audience. Donc, nous espérons que les choses vont se poursuivre de cette manière et qu’à la fin, la vérité triomphera et que notre client rentrera libre chez lui.

Libreinfo.net : quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant qu’avocat de la défense  au cours de ce procès?

 Me Abdoul Latif Dabo : Les difficultés rencontrées dans le cadre de ce procès peuvent être appréciées différemment, d’un avocat à un autre. Pour dire vrai, pour un dossier qui concerne des faits qui datent de 1987, il faut comprendre que ce n’est pas évident de pouvoir établir sereinement ou tenter d’établir ou de reconstituer ce qui s’est réellement passé et ce qui permet d’imputer une quelconque responsabilité.

Donc, l’une des difficultés, c’était non seulement d’avoir des éléments qui puissent prouver que notre client n’aurait pas eu à poser les actes, qu’on lui reproche et vous l’aviez déjà constaté, il y a beaucoup de personnes qui sont décédées. Il y a des personnes au regard peut être des actes qu’elles ont posés, auraient pu intéresser la juridiction qui ne se retrouvent pas à cette audience.

Je vais citer Hyacinthe Kafando, Blaise Compaoré. Au-delà de ça aussi, l’une des difficultés que l’on a au niveau de cette procédure, il y a eu ce qu’on appelle la dissociation des procédures concernant le volet international pour se consacrer au volet national. Pourquoi nous parlons de difficultés ?

Le fait de dissocier ces deux procédures permet certes de juger le volet local, mais on ne peut omettre qu’au regard d’un certain nombre d’éléments versés dans le dossier, c’est diviser la poire en deux ou tout simplement, c’est de ne pas rechercher pleinement et entièrement les responsabilités de toutes les parties.  Car, il n’est pas exclu que des responsabilités soient interdépendantes.  Maintenant, en les dissociant tel que cela a été fait, pourrait complexifier la tâche des juges.

Ensuite, s’il y a une chose aussi que nous avons pu constater, il y a eu des personnes qui ont fait des dépositions devant le juge d’instruction et au moment où il fallait passer à la barre fort heureusement, ces personnes sont encore vivantes, la défense les attendait afin de confronter leurs déclarations avec celle d’autres témoins pour pouvoir permettre à la juridiction d’être mieux édifiée.

Ces personnes, soit elles n’ont pas comparu, soit elles n’ont pas décroché aux appels du greffe tel qu’il ressort des déclarations à l’audience du Parquet, soit tout simplement se sont rendues indisponibles de quelque manière que ce soit. Or, vous comprendrez que lorsque ce sont des témoins cités surtout par le parquet militaire, c’est-à-dire, la personne qui poursuit, la personne qui a cité ces personnes à comparaître, qui a la force publique avec elle, mais cette personne n’a pas été en mesure de faire comparaître ces témoins.

Là, nous nous posons des questions. Parce qu’elle a la force publique avec elle, ces personnes sont connues, elles sont domiciliées au Burkina, ce qui fait que nous restons un peu sur notre soif par rapport à certains éléments. Donc en termes de difficultés, ce que je peux dire, c’est le caractère vielleux des faits qui rend très difficile la reconstitution exacte ou quasi exacte des faits. La non présence de tous les accusés, ainsi que la disparition et ou la non comparution des personnes qui auraient pu édifier la juridiction davantage.

Libreinfo.net : Vous parlez de dissociation du plan international et national. A l’international ,  la Côte d’Ivoire, la Libye et  la France ont été citées.  Leurs chefs d’Etats de l’époque ne vivent plus.  Si on devrait reconstituer les faits,  est-ce que cela ne va pas causer de problèmes?

 Me Abdoul Latif Dabo : En réalité votre question est pertinente mais lorsque nous avons évoqué cette dissociation de procédure, ce n’est pas que nous nous entendions à ce que ces anciens chefs d’État qui ne sont plus puissent être cités. De toute façon, une personne décédée ne peut pas comparaître devant une juridiction. Dès qu’une personne est morte, il y a ce qu’on appelle l’extinction des poursuites.

Mais en réalité, ces personnes incarnaient des pouvoirs d’État, c’était l’appareil d’État qui a été utilisé et si l’appareil d’État a été utilisé pour permettre la commission de ces faits, il n’est pas exclu que certaines personnes qui sont à tort accusés, on puisse réellement démontrer que ces personnes n’ont pas été impliquées comme on le soutien.

Lorsqu’il était question de déclassifier des pièces, la France  a envoyé un certain nombre de pièces  et cela a permis de comprendre que contrairement à ce qui a été dit sur le fait que notre client aurait été à la tête du commando ou qu’il aurait donné l’ordre ou qu’il aurait  supervisé l’exécution du président du Conseil national de la révolution et de ses compagnons, n’est pas exact.

A la lecture des pièces essentiellement composées de dépêches qui, en rappel, sont des informations recueillies par des agents de renseignements étrangers sur un territoire au quotidien et transmises à leur pays d’origine.  Il faut être honnête, il ne faut pas  se leurrer.  Ce sont des informations que la France a décidé ou choisi expressément de mettre à la  disposition de la justice.

Est-ce que si les État Unis avaient fait pareil, est ce que si d’autres pays avaient fait pareil, est ce qu’on n’aurait pas d’autres éléments afin d’étayer peut être l’accusation ou permettre d’étayer en fait qu’au niveau de la défense, nos clients n’ont pas posé les actes. Car rappelez-vous, certains anciens chefs de guerre libériens ce sont même vantés d’avoir fait partie du commando qui serait passé à l’action, alors si des libériens disent qu’ils ont fait partie, qui les a fait venir ?

Qui les a faits passer à l’action ? Avec qui ils sont passés à l’action ? Sous l’autorité de qui ses actions ont été posées? Voyez-vous que cela aurait pu non seulement charger davantage certaines personnes comme aurait permis de prouver par exemple que contrairement à ce qui avait été dit au premier moment que notre client ne faisait ni partie du commando ni n’était à sa tête.

Donc voilà pourquoi, nous disons que si on était allé au bout de la logique en considérant que c’est un unique dossier en investiguant aussi bien sur le plan national et international, il n’était pas exclu non seulement que peut être l’on augmente  le nombre de personnes accusées même sur le plan national et même décharger certains accusés.

Voilà en réalité ce que nous disons, pas que nous demandons l’inculpation de certains chefs d’États dont les noms sont sortis au cours de l’audience. C’était des représentants d’Etats, et si un Etat d’une quelconque façon se trouve mêlé, il serait intéressant de situer les responsabilités ce qui permettrait à nos différents Etats de regarder l’histoire avec un regard beaucoup plus serein et éviter que ce qui s’est passé ne puisse se reproduire.

Libreinfo.net : Vous avez parlé des témoins qui n’ont pas comparu.  Est- ce que lors de l’instruction, ils ont fait leur déposition?

Me Abdoul Latif Dabo : Effectivement, il  y a des témoins qui n’ont pas  comparu. Il y a des témoins qui ont été entendus devant le juge d’instruction. Souvent, les gens omettent une chose très intéressante. Le procès pénal, ce qui le caractérise, c’est ce  qu’on appelle l’oralité des débats. Le procès pénal, est par essence, oral. Sinon, il suffisait tout simplement au juge de lire le dossier composé de plus de vingt mille pages, de ne poser aucune question et de rendre une décision.

Si  le procès pénal est oral c’est pour une seule et bonne cause. C’est pour permettre aux parties de pouvoir discuter, aux parties de pouvoir interagir.  Voyez-vous, certaines personnes se sont permises de faire des déclarations parce qu’elles étaient assises entre quatre murs avec le juge d’instruction, sans penser qu’un jour, ils seront confrontés à leurs propres déclarations.

Pour preuve, certains se sont dédits. Ils n’ont pas manqué de dire que ce n’était pas de tels propos qu’ils ont tenu devant le juge d’instruction. Pourtant, ces procès-verbaux ont été signés.  A la barre, lorsqu’il leur a été rappelé, ils ont dit non qu’ils ne se rappelaient pas de tels propos. Un autre exemple, je ne dirai pas le nom de ce témoin, il y a un témoin qui, narrant les faits a dit, qu’il devait  aller à un voyage lorsque les faits se sont passés, qu’il n’a pas pu effectuer le voyage.

Devant la barre, il dit qu’il était de retour de ce voyage. Finalement, le voyage a-t -il eu lieu ou pas.  Lorsque vous ne comprenez pas l’aspect de l’oralité, on peut se dire mais quel est l’impact du voyage dans les faits, pourtant c’est très important lorsqu’une personne dit faussement une chose sur un fait, pouvez-vous être sûr que le restant de ses déclarations ne sont pas aussi entachées de fausseté ou de contre vérité.

Celui qui a menti sur un élément, pouvez-vous être certain et affirmer  sans doute qu’il n’aurait pas aussi menti sur d’autres. C’est pour cela que le procès pénal est caractérisé par l’oralité. Donc, lorsque vous avez tenu des déclarations devant le juge, vous êtes tenu de vous présenter lorsque vous êtes  convoqué pour que non seulement vous confirmez  ou changez au besoin vos déclarations et mieux, il n’y a pas eu de confrontation entre les accusés et tous les témoins qui ont été entendus devant le juge.

Vous savez comme on dit toujours, il est fort aisé de dire des choses derrière une personne et difficile de le tenir en face surtout lorsque l’on sait soit même que ce que l’on dit n’es pas forcement exact.  La comparution de ces témoins ainsi que la possibilité de les confronter aurait pu permettre à la lumière de jaillir. On a vu une personne qui a été entendu plusieurs fois devant le juge, quand cette personne est passée, elle est revenue sur ses déclarations. Qu’est-ce qui dit alors que, ceux qui ne sont pas venus à la barre n’auraient pas changé leurs déclarations et que le changement de déclaration n’aurait pas profité aux accusés, comme les nuire?

Libreinfo.net : Au Burkina n’existe- t-il  pas de  loi qui puisse  obliger ces personnes à aller témoigner?

 Me Abdoul Latif Dabo : En réalité, notre code de procédure pénal impose aux témoins de comparaître. Notre code de procédure pénal a prévu des sanctions en ce qui concerne le refus pour un témoin de témoigner, notamment l’article 261-39, dispose que toute personne citée pour être entendue comme témoin, est tenue de comparaître, de prêter serment et de faire des dépositions sous réserve de ce qu’on peut appeler le secret professionnel. Il est clairement dit que lorsque cette personne ne comparait pas ou refuse de comparaître, ou refuse de prêter serment, cette personne peut faire l’objet d’une condamnation sous réquisition du ministère public.

C’est l’article 314-24 du code de procédure pénale  qui le dit et pour connaître la peine relative à cette condamnation, il faut encore repartir regarder l’article 261-39, évoqué précédemment qui dit par exemple que cette personne peut être condamnée à payer non seulement une amande qui va de 250 000 à 600 000 FCFA. De ce point de vue, lorsque vous regardez cela, on peut se poser la question pourquoi cela n’a pas été mis en œuvre? Ceux qui n’ont pas comparu, ce sont les témoins que le parquet lui même a cité. Donc il était alors logique que le parquet qui a cité des gens à venir, que ces personnes ne viennent pas, que le parquet s’offusque et fasse des réquisitions pour qu’on puisse mettre en jeu ces dispositions  dont nous avons parlées.

Libreinfo.net : Les différentes déclarations des accusés et des témoins permettront-t-elles de rétablir la vérité ?

Me Abdoul Latif Dabo : Je pense que les déclarations des témoins dans leur entièreté, plus celle des accusés, ne permettront pas de connaître la vérité. Mais, elles permettront de connaître une vérité, une vérité d’un certain nombre de personnes sur des faits que chacun aurait peut-être vécu soit directement, soit indirectement. Mais on ne connaîtra pas la vérité.

Pourquoi nous disons cela? Parce que tout simplement, faut-il omettre que les choses se sont passées il y a 35 ans de cela. Il y a un facteur important qu’on semble omettre: le temps. Le temps qui joue sur la perception, sur la mémoire des hommes. Certains ont peut-être fait des dépositions dans toute leur sincérité, mais des dépositions empreintes de sincérité dont l’omission n’est pas à omettre.

D’autres, ont peut-être fait des dépositions sous une coupe vengeresse tentant de paraître comme étant ceux-là qui détiennent toute la vérité ou pour s’attirer les projecteurs. Il n’est pas exclu aussi que certains témoins ou certains accusés, aient fait preuve de rétention d’informations. Vous voyez pour des procès de ce genre, il est difficile de se dire que nous arriverons à la vérité ; mais nous arriverons à une vérité judiciaire.

Et c’est cette vérité judiciaire que toutes les parties veulent à leur profit. Ne faut-il pas omettre qu’il y a des personnes qui sont citées comme étant ou ayant  été les premiers acteurs de ces événements qui sont soit mortes, soit hors du pays au moment où ce procès se tient. Alors comment pouvons-nous avoir cette prétention de dire que nous aurons la vérité? Nous pouvons simplement dire que nous aurons une vérité qui ne sera peut-être pas celle réelle mais on aura une vérité judiciaire absolument qui ne reflétera pas la réalité des faits.

Libreinfo.net : D’aucuns parlent de la rétention d’information sur la mort du Président Thomas Sankara par votre client (Gal Gilbert Diendéré). Avez-vous senti cela ?

Me Abdoul Latif Dabo : Comme on aime le dire, les êtres humains sont libres de leur perception, de leur ressenti.  Si nous commençons à discuter des ressentis de tout un chacun, on pourra passer un millénaire mais on n’aurait pas les mêmes ressentis.  Pour ma part, je ne trouve  aucunement que mon client ou notre client, puisse que nous faisons partie d’une équipe de défense, ait fait  preuve d’une rétention quelconque d’information.

À ce que je sache, aucune question n’a été posée à notre client et que ce dernier ait refusé expressément de répondre. Mais il faut dire aussi qu’il y a trop de fantasmes sur notre client. Pour si peu, on est tellement convaincu que ce Monsieur est doté de capacité extraterrestre.  Quand on s’attend à entendre du blanc de la bouche du général Gilbert Dienderé, et quand il ne dit pas la couleur blanche, les gens s’offusquent parce que pour eux, ils sont persuadés qu’il dira blanc; parce qu’il n’a pas dit blanc, on lui refuse même ce droit. On lui refuse une liberté d’avoir une opinion. Les gens pensent à sa place et ils viennent à l’audience avec des idées déjà arrêtées, s’attendant à ce qu’ il dise ou qu’il répète ce qu’ils se sont imaginés entendre de sa bouche.

Quand on me dit qu’il fait preuve de rétention, mais on ne nous dit pas sur quoi on se  base pour parler de rétention d’information, nous ne pouvons qu’être surpris. On n’aurait pu comprendre que des questions lui ont été posées et qu’il ait refusé d’y répondre. Mais non! vous avez assisté à l’audience. Il a toujours pris le soin de donner des éléments de réponse. Maintenant, lorsque ces éléments de réponse sont donnés, évidemment au nom de la même liberté qu’on lui refuse, certaines personnes se permettent d’avoir des jugements de valeurs sur ses réponses. On lui dénie cette liberté d’avoir des réponses différentes à leur pensée. Nous ne pensons pas que notre client ai fait preuve de rétention d’information.

Libreinfo.net : Comment votre client apprécie le déroulement du procès ?

 Me Abdoul Latif Dabo : Je  vais vous surprendre en vous disant que personnellement, nous n’avons pas échangé sur ce sujet avec lui. Nous nous sommes beaucoup plus focalisés sur ce qu’on lui reproche ou ce qu’il avait à donner comme matière pour sa défense. Nous ne nous sommes pas intéressés réellement à ses états d’âme.

Car en réalité, nous pensons que le drame, c’est que pour des faits aussi dramatiques, on juge des états d’âme, au lieu de juger des faits, des actes. Avec des états d’âmes on ne va jamais arriver à une quelconque justice. Donc si en venant en cette matinée vous vous attendez à ce que le générale Gilbert Diendere dise oui, j’ai fait tuer telle personne et que vous arrivez et que depuis le mois  d’octobre jusqu’en cette matinée, vous n’entendez pas cette phrase,  vous aurez toujours des choses à dire.

De la même manière que lorsque vous êtes convaincu qu’il n’a pas poser de tels actes, en chacune de ses réponses, vous trouverez satisfaction. Pour vous dire tout simplement que nous ne nous sommes pas intéressés à l’état d’âme de notre client. Certes sa santé physique nous importait le plus, qu’il puisse être en plénitude de ses capacités physiques afin de pouvoir répondre aisément et c’est ce à quoi nous avons veillé, et ce  aussi à quoi le tribunal a permis et nous tenons à le souligner aussi.

Libreinfo.net : Le parquet a demandé 20 ans de prison fermes pour votre client. Quelle appréciation faites-vous ?

Me Abdoul Latif Dabo : Vous connaitrez le fond de notre pensée au moment de nos plaidoiries.

Libreinfo.net.net: Comment préparez-vous la plaidoirie de votre client ?

Me Abdoul Latif Dabo: On la prépare et vous pourriez en débattre après sa restitution.

Pour conclure, nous dirons qu’il faut à un moment donné, que la population fasse une démarcation entre les avocats et leurs clients. Souvent, on constate qu’au nom de la justice, des personnes affectées par les évènements se permettent certains égards vis-à-vis des avocats de la défense. En rappel, le Président a dû une fois interpellée une personne dans la salle. Or, s’il est vrai que les personnes décédées ont droit à la justice, et leur familles respectives entendent la vérité judiciaire, l’on ne saurait croire ou s’attendre à ce que les avocats de la défense se débinent et feignent porter la voix de leurs clients, au nom même de cette justice que les parties civiles réclament. Les avocats de la défense apportent leur pierre à la recherche de la vérité sans économie et ne sont pas comme certains pensent, des empêcheurs, des ralentisseurs de la recherche.

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