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Réconciliation nationale : « il y a 145 dossiers de crimes de sang et 106 dossiers de cas qui touchent à l’intégrité physique » Zéphirin Diabré

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Zéphirin Diabré
Zéphirin Diabré, ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale

Le ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré a déballé les grands chantiers de son ministère, au cours d’une conférence de presse, le jeudi 4 mars 2021 à Ouagadougou. Il était question de la réconcilions nationale, de la cohésion sociale et des conditions de retour des exilés politiques.

Par André-Martin Bado

Depuis sa nomination à la tête du ministère de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré tient sa toute première conférence de presse ce jeudi matin, au cours de laquelle, il a appelé tous les Burkinabè à la réconciliation nationale.

Pour le ministre Diabré, l’avis du peuple compte dans le processus de réconciliation. Il a fait savoir qu’il y aura des concertations locales. Il s’agit d’écouter le peuple, de recueillir les avis et les conseils. « Cela nous permettra d’avancer dans notre travail. En tirant dans notre histoire et nos Traditions, nous pouvons trouver un cocktail de solutions » a-t-il dit.

Concernant le retour des exilés politiques, Zéphirin Diabré  a dit : « Nous allons les recenser et échanger pour voir quelles sont les conditions de leur retour. S’il y a des gens qui veulent revenir, nous leur donnons les conditions dans lesquelles ils peuvent revenir et ce sont des conditions qu’ils doivent connaître à l’avance. Il faut être sûr que ça ne sera pas une prime à l’impunité».

Selon Zéphirin Diabré, l’ensemble des problèmes du Burkina Faso qui appellent à la réconciliation peuvent être regroupés en quarte types. Il s’agit des problèmes liés à la politique, à ce niveau il y a 145 dossiers de crimes de sang et 106 dossiers de cas qui touchent à l’intégrité physique. Il y a la panoplie des conflits communautaire (169 conflits communautaires, 1671 conflits liés au foncier, 33 conflits interreligieux et 67 conflits liés aux politiques locales). Les accords conflictuels entre l’Etat et ses administrés et en fin les problèmes liés à la situation de terrorisme.

A propos du terrorisme, le ministre d’Etat a été clair sur la question « Toutes les guerres se terminent toujours par des négociations mais nous ne négocions pas et ne négocierons pas avec les terroristes ».

Mais selon lui, il est du devoir de l’Etat de ramener à la raison, ceux  qui ont pris les armes contre le pays. « Nos enfants ont été manipulés et instrumentalisés sur la base de plusieurs frustrations. Ce sont des choses qui peuvent être réglées. En tant que Nation, il est de notre devoir de ramener nos enfants à la maison.Tous ces Burkinabè qui ont pris des armes contre leur patrie et leurs frères sont appelés à les déposer et à revenir dans leur pays ». Il a par ailleurs, invité les populations à pardonner et à accueillir les terroristes repentis.

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