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Reconfiguration du paysage politique au Burkina : L’APMP a reçu 22 dossiers de demande d’adhésion

paysage politique au Burkina
Le présidium constitué de Me Stanislas Sankara (UNIR/PS), de Clément Sawadogo (MPP) et de Vincent Dabilgou (NTD), respectivement de la droite vers la gauche de la photo

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) s’est prononcée sur la situation nationale du pays le jeudi 4 mars 2021 au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou. Elle s’est exprimée sur la nouvelle configuration politique au Burkina, le bilan des élections couplées du 22 novembre 2020 et la mise en place du Gouvernement. Les rangs de la majorité présidentielle se renforcent avec l’arrivée de 11 nouveaux partis politiques.

Par Etienne Doly, stagiaire

Les élections couplées, présidentielle et législatives du 22 novembre 2020 ont entrainé une dissection du paysage politique au Burkina. Beaucoup de partis politiques ont déjà déposé et continuent de déposer leurs valises à la majorité présidentielle. Selon le coordonnateur de l’APMP, Clément Sawadogo, c’est au total « 22 partis politiques qui ont déposé leur demande d’adhésion à la majorité présidentielle ». Sur les 22 partis, seuls 11 partis dont l’Union pour le progrès et le changement (UPC), la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), le Mouvement patriotique pour le salut (MPS)… ont vu leurs dossiers d’adhésion à l’APMP validés. À en croire le coordonnateur de l’APMP, l’adhésion des partis politiques à la majorité témoigne de l’intérêt qu’ils accordent au programme du président Roch Marc Christian Kaboré pour son 2e quinquennat. « Il faut se réjouir que des partis adhèrent au programme présidentiel », a-t-il déclaré. Ce regroupement autour du Président du Faso, permettra selon l’APMP, de bâtir un Burkina de « stabilité, de paix et de prospérité. »

Le positionnement des partis au niveau de la majorité présidentielle, selon Clément Sawadogo, est aussi signe de « l’esprit rassembleur du président Roch Marc Christian Kaboré, et du comportement républicain qui anime les acteurs politiques burkinabè ». Pour lui, ce rassemblement ne vise en aucun cas « le partage du gâteau » et ces partis ne viennent pas non plus « à la soupe » parce qu’il « n’y a pas de soupe à la majorité présidentielle ». Par contre, ces partis doivent parfois soutenir l’APMP dans ses activités et supporter les difficultés qui pèsent sur elle. Cette reconfiguration du paysage politique burkinabè n’est rien d’autre que, selon Clément Sawadogo, la reconstitution du « camp de l’insurrection populaire. ». Elle permettra de réussir le processus de réconciliation nationale déjà enclenché et qui est confié à l’ex Chef de file de l’opposition précédent, Zéphirin Diabré.

Pour l’APMP, les partis politiques et les gouvernants, à eux seuls, ne peuvent réussir la mise en œuvre du programme présidentiel sans l’accompagnement de la population. Elle lance donc un appel à l’endroit de la population à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre du programme présidentiel pour lequel elle a renouvelé sa confiance au président Kaboré. L’APMP relève que c’est dans « la cohésion, la concertation, et le dialogue » que le peuple burkinabè et son gouvernement parviendront à relever « les défis sécuritaires, sanitaires, et de développement pour un Burkina stable et prospère ». Elle réitère ses encouragements et son soutien aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie jusqu’à la victoire finale.

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