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Situation nationale : « ça tire » sur le gouvernement de tous les côtés

Situation nationale

Depuis l’attaque terroriste de Solhan dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, qui a fait 132 morts officiellement, les Burkinabè ne cessent d’exprimer leur ras-le-bol face à « l’inaction » du gouvernement. Depuis lors, les attaques sont légions et la liste des victimes continue de s’allonger.

Par La rédaction

Le gouvernement est à son tour pris dans « une embuscade » de l’opinion nationale et même internationale quand on se souvient des commentaires du journaliste français d’Europe 1. Il avait vilipendé le pouvoir de Ouagadougou d’être incapable face à la menace terroriste. Malgré le tollé général que cela a suscité, le temps est en passe de lui donner raison.

Le gouvernement burkinabè est sous les projecteurs depuis la reprise des décomptes macabres dans les régions de l’Est (Kodyel) au Sahel (Solhan) en passant par le Centre Nord (Barsalogho-Foubé) jusqu’au Nord dans la province du Loroum.

Les uns (opposition politique et OSC) appellent à manifester pour réveiller le gouvernement de son « sommeil profond » et les autres saisissent la justice pour non-assistance à personne en danger.

Le syndicat de la police nationale UNAPOL continue de demander un équipement adapté et s’indigne des légèretés qui conduisent à la mort de leurs camarades. Les personnes déplacées internes mettent en garde le gouvernement « le pouvoir ce n’est pas seulement Ouagadougou ».

Les Volontaires pour la défense de la patrie se demandent si le gouvernement n’est pas en connivence avec les groupes armés terroristes au regard de leur cri du cœur qui reste sans écho favorable alors qu’ils veulent juste des moyens pour combattre et même traquer l’ennemi.

Le Président Kaboré devrait comprendre que personne n’est contre son régime encore moins son gouvernement mais l’attitude avec laquelle ils gèrent tous les problèmes de la sécurité frise le mépris. Pendant la campagne la parti au pouvoir a octroyé des gros moyens pour conquérir l’électorat, allant même jusqu’à offrir des véhicules et des motos à des responsables du parti dans des provinces.

On peut s’étonner aujourd’hui qu’une fois l’élection remportée, on ne trouve pas d’argent pour acheter des moyens roulants (des motos) pour les VDP. Où sont passés les ministres candidats à la députation qui distribuaient l’argent à tout vent ?

Ne sont-ils pas capables de payer un ou plusieurs engins pour aller donner aux VDP ? Où sont passés ceux qui subventionnaient les cartes d’identités nationale (CNIB) ? Ne sont-ils pas capables de répondre aux sollicitations des VDP ?

Où sont passés tous ces « bienfaiteurs » qui aujourd’hui ne peuvent même pas aller offrir une tonne de vivres à des déplacés internes ou passer ne serait ce qu’une journée auprès des populations en détresse ? Et quand une attaque survient, ils se démarquent tous et regardent le « patron » pour ne pas dire le président du Faso.

L’appel à l’unité commence au niveau du gouvernement. Le Président du Faso a beau appeler les burkinabè à l’unité, il devra comprendre que cette unité n’existe pas dans l’exécutif et qu’il faut travailler à la retrouver pour espérer donner une vraie réponse à la situation en cours. Ce n’est pas un secret.

Tous les observateurs du jeu politique savent bien que ce gouvernement n’est pas tout à fait collégial. Il faudrait que l’exemple vienne du haut si l’on veut impulser une dynamique à la base.

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