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Sommet de Pau en France : un contre-sommet à Pô au Burkina Faso

Un contre-sommet à la rencontre de Pau en France se tient simultanément à PÔ au Burkina Faso ce 13 janvier 2020. Il est l’initiative de plusieurs organisations de la société civile, et formations politiques du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Tchad et du Sénégal. Les membres réunis au sein d’une coalission, ont signé une déclaration rendue publique le 12 janvier 2020 lors d’un point de presse à Ouagadougou. Ils appellent les présidents des pays du G5 Sahel, à Saisir l’opportunité de cette invitation du Président Français, Emmanuel Macron, pour tourner définitivement la page de toute forme d’impérialisme notamment français, américain, chinois, russe.

Ils sont des leaders africains de plusieurs organisations syndicales, des partis et formations politiques, experts, universitaires, artistes, etc. issus des pays de l’Afrique de l’Ouest, réunis autour de ‘’Initiative-Souveraineté-Dignité et Paix’’, qui ont demandé ce dimanche 12 janvier 2020 à Ouagadougou, aux chefs d’Etat du G 5 Sahel, de mettre un terme à toute forme d’impérialisme notamment français.

Ils appellent les chefs d’État africains à « clarifier définitivement les relations diplomatiques, les conditions et cadres d’intervention de toutes nos coopérations entre ces pays à relents de domination et les pays africains et ceux principalement de la zone franc, et du G5 Sahel. C’est une opportunité pour porter les voix des peuples, des clameurs populaires non manipulées, afin de dire la vérité, en toute franchise, sans ambigüité, en toute honnêteté sur les conditions actuelles de la coopération de la France et les pays du G5 Sahel marquée par la condescendance, le paternalisme, la duperie et le chantage. »

Cette sortie de la société civile africaine, vise à soutenir également les intérêts des peuples africains et leur point de vue lors du sommet de Pau. « Nous ne pouvons pas laisser ces questions de souveraineté et de dignité à la seule responsabilité fragile de nos chefs d’Etat », a laissé entendre, Serge Bayala, membre de cette coalition.

Les organisateurs qui disent ne pas comprendre la persistance des attaques terroristes malgré l’impressionnant matériel militaire et l’effectif important de militaires français estimé à 4500, ont demandé aux cinq chefs d’Etat du G5 Sahel, de saisir cette occasion pour mettre fin aux différentes formes de domination par les puissances étrangères.

Ils n’ont pas caché leur ambition de rendre public les accords secrets signés par les pays africains avec les forces étrangères et de redéfinir de nouvelles formes de coopération.

Les membres de la coalition ont annoncé une importante délégation au Sommet des peuples qui se tient ce 13 janvier à Pô, au Burkina.

Cette organisation de la société civile promet d’engager d’autres actions dans les jours à venir, si la rencontre des chefs d’Etat du G5 Sahel avec le président français Emmanuel Macron « ne va pas dans la défense de l’autodétermination de l’Afrique. »

Intégralité de la déclaration

Alassane Ouédraogo, collaborateur

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