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Sommet du G5 Sahel: Idriss Deby toujours sur le pied de guerre contre le terrorisme

Sommet G5 Sahel Idriss Deby
Photo d'illustration d'Idriss Deby Itno

Les travaux du G5 Sahel s’est ouvert lundi 15 février 2021 à Ndjamena au Tchad, pour deux jours. Il s’agit d’une rencontre des présidents des 5 pays que sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie le Niger et le Tchad. Les chefs d’Etat seront tous physiquement présents à cette rencontre à l’exception de leur homologue français, Emmanuel Macron, qui a annulé son voyage il y a 72 heures pour des motifs sanitaires.

 

Par La Rédaction

Il s’agira durant cette rencontre de tenir le sommet G5 proprement dit ce lundi après-midi avec un huis clos auquel participera le président français via visioconférence, dans un premier temps. Ensuite ce sera autour de la Coalition pour le Sahel, qui rassemble les partenaires internationaux. « Il faudra amplifier la dynamique du sommet de Pau, c’est en principe l’objectif de ce rendez-vous de Ndjamena », estime-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

Paris souhaiterait mettre la pression sur la plus haute hiérarchie du GSIM (le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans), dirigé par Iyad Ag Galy et sur la Katiba Macina d’Amadou Koufa. Toutefois, la France dit vouloir « compléter la dynamique militaire par un sursaut sur le plan politique et civil ». L’objectif est de relancer la mise en œuvre des accords d’Alger et accélérer le retour de l’Etat dans les zones les plus vulnérables. C’est pourquoi la France a appelé également à un sursaut diplomatique en renforçant la coopération avec les pays riverains du Golfe de Guinée et en mobilisant plus à l’échelle internationale.

Ce sommet de deux jours se tient un an après celui de Pau, en France, qui, devant la menace d’une rupture sous les coups de boutoir jihadistes, avait débouché sur un renforcement militaire dans la zone dite des “trois frontières” (Mali, Niger et Burkina) et l’envoi de 600 soldats français supplémentaires, faisant passer leur effectif de 4 500 à 5 100 hommes.

Le président Tchadien, Idriss Deby Itno a annoncé au premier jour, en marge du sommet, l’envoi de 1200 soldats dans la zone des « trois frontières », entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme. Cette annonce intervient au moment où les français souhaitaient voir les pays de la région assumer le relais militaire, mais aussi politique.

Les ministres de la défense du Tchad, du Niger, de la Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso, se sont rendus lundi à N’Guigmi, au Niger, près de la frontière avec le Tchad, où sont stationnés les soldats qui seront ensuite redéployés dans la région des « trois frontière », selon la télévision tchadienne.

L’envoie des soldats tchadiens avait été initialement annoncé il y a un an, lors du précédent sommet de Pau, dans le Sud-Ouest de la France. Mais l’opération avait été retardé par la menace terroriste grandissante sur les bords du lac Tchad, et par un désaccord entre N’Djaména et ses partenaires sur les modalités, notamment financières, de ce déploiement.

Une armée des pays membres sous-entraînés et sous-équipés ?

Le président Deby a reconnu, lundi la faiblesse de l’armée des Etats membres du G5 Sahel et les a invités “à s’atteler à une autonomisation complète de la force conjointe du G5 Sahel, en la dotant de moyens financiers et logistiques propres”.

Politiquement, Paris martèle qu’il est temps de consolider les réussites militaires des derniers mois en réinstallant l’Etat où il est absent.

“Beaucoup d’efforts sont consentis par nos gouvernements pour (…) assurer le retour de l’Etat et des administrations sur le territoire” a plaidé Idriss Deby Itno.

Le sommet marquera enfin la prise de commandes du G5 Sahel par le Tchad, deux mois avant la présidentielle dont le président tchadien Idriss DébyItno, au pouvoir depuis 30 ans, est le grand favori.

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