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Burkina Faso : les populations adhèrent de plus en plus au paiement mobile

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Système de paiement mobile
"En moyenne 60 personnes par jour qui achètent de l’essence via une carte de recharge" selon Fatou Yao, sous gérante d'une station Shell,Ouagadougou.

A Ouagadougou, le système de paiement mobile est de plus en plus dans les habitudes des gens. Il est en train de devenir un élément clé pour les prestataires de service de paiements et d’autres participants dans les marchés, les restaurants, les alimentations ainsi que les stations d’essence. Ils sont nombreux ces Ouagalais qui préfèrent se procurer ce dont ils ont besoin par Moov money, Orange money, carte bancaire ou par carte de recharge.

Par Nicolas Bazié

Apparu avec le développement de la fintech (finance technologique), le paiement mobile est l’ensemble des transactions effectuées à l’aide d’un téléphone mobile ( Android ou non ). D’où la création des comptes Orange, Moov, Coris money, Sank pay et l’utilisation des cartes bancaires. Pour éviter les tracas des transactions en espèces (avec le plus souvent les histoires de monnaies), ou par chèques, beaucoup de Ouagalais ont jugé utile d’instaurer ce système.Système de paiement mobile

C’est notamment le cas de Destin Coulibaly, gérant du restaurant Coup de cœur situé à la Zone d’activités diverses (ZAD) de Ouagadougou. « Ici, nous avons décidé de créer un compte Orange et Moov money à la demande de nos clients. Puisque certains après avoir fini de manger, demandent à régler l’addition par paiement mobile. D’autres, parce qu’ils n’ont pas la monnaie sur eux, payent rapidement par Orange money », nous confie Destin Coulibaly.

Système de paiement mobile
Destin Coulibaly, gérant de restaurant Coup de coeur,Ouagadougou.

Payer quelque chose avec son mobile est une solution de règlement rapide et très pratique, dira Hioua Éric Bassolé du Cabinet HTC consulting, qui ajoute que les règlements ne prennent que quelques secondes. Comme Éric Bassolé, beaucoup de Ouagalais ont épousé cette idée en l’adoptant dans leur quotidien, question de faciliter la tâche dans les transactions. Surtout dans les dépôts cash auprès d’un commerçant ou d’un gérant d’un lieu de vente. Avec le paiement mobile, rapidité, simplicité et sécurité sont les maîtres mots. Mais si difficultés il y a, c’est peut-être lorsqu’il n’y a pas de réseau ou de la connexion, conclu M. Bassolé.

Les avantages du paiement mobile

Les avantages liés à la pratique du paiement mobile sont nombreux. Miriam Onadia Ouédraogo ne dira pas le contraire : « Cela m’évite les déplacements, et me permet de garder les traces de mon payement. Et ça aide à mieux économiser aussi.» Cependant, selon ses dires, l’utilisation de la carte bancaire est difficile car elles ne sont pas nombreuses les structures commerciales qui disposent de TPE. Sans oublier les soucis techniques qui occasionnent parfois les rejets des cartes. « C’est pourquoi les paiements via les réseaux téléphoniques mobiles sont plus rependus », a-t-elle fait comprendre.

Dans les stations d’essence, en plus de la liquidité, beaucoup utilisent les cartes de recharge. A la station Shell de Kalgondé par exemple, c’est en moyenne 60 personnes par jour qui achètent de l’essence via une carte de recharge. « Nous avons remarqué que les clients aiment utiliser les cartes. C’est pourquoi, à notre niveau et partout ailleurs, nous avons des appareils pour faciliter le paiement », explique la sous-gérante Fatou Yao. Mais attention ! Un manque de vigilance ou une erreur de chiffre peut être un cauchemar pour le Pompiste, car c’est sur son salaire que tout sera coupé précise madame Yao.

Système de paiement mobile
Miriam Onadia Ouédraogo chargée de communication de la Plateforme multi acteur sur le foncier,Ouagadougou.

S’il y a un sérieux problème que le paiement mobile permet d’éviter, c’est le phénomène des braquages et de vol dans la ville de Ouagadougou. En effet, l’insécurité née du grand banditisme dans la capitale est un cancer qui pousse plus d’un, à garder son argent en lieu sûr. Orange, Moov et Coris money ou Sank pay ainsi que la carte bancaire deviennent ainsi une sorte de porte-monnaie virtuel, de coffre-fort.  « C’est un système qui permet de ne pas circuler avec beaucoup de liquidité sur soi, vu que nous faisons face à une insécurité grandissante », soutient Miriam Onadia Ouédraogo.

Quelques années en arrière, il était difficile de payer ses factures d’électricité, de restauration et d’articles via son téléphone ou d’envoyer de l’argent à une personne dans une contrée. Il n’y avait pas de Orange, Moov et Coris money et de Sank pay pour protéger son argent. Mais aujourd’hui, qu’il soit à Ouagadougou ou partout au Burkina Faso, presque tout le monde s’est intéressé au système de paiement mobile.

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