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Zépherin Diabré reçoit le rapport général de la commission de réconciliation nationale et des réformes

Les membres de la Commission nationale et des réformes, accompagnés par leur président monseigneur Paul Ouédraogo
Les membres de la Commission nationale et des réformes, accompagnés par leur président monseigneur Paul Ouédraogo

Le ministre d’Etat, chargé de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré a eu une rencontre, lundi 15 février 2021 à Ouagadougou, avec Monseigneur Paul Ouédraogo et quelques membres de la commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR). Les échanges ont porté sur la réconciliation nationale et la cohésion sociale au Burkina.

Par André-Martin Bado

Les membres de la Commission nationale et des réformes, accompagnés par leur président  monseigneur Paul Ouédraogo ont répondu à l’invitation du ministre d’Etat, Zéphirin Diabré. Les échanges qui ont duré 1heure 30 mn d’horloge, se sont tenus à huis clos.

A la sortie d’audience, Monseigneur Paul Ouédraogo a expliqué que cette rencontre a porté sur les dossiers que la Commission a traité sous la transition dans le cadre de la réconciliation nationale.

A en croire le président, la Commission a reçu plus de 5 000 dossiers qu’elle a remis au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) qui a pris le relai vu que la commission nationale et des réformes, n’existe plus il y a 5 ans.  « Nous avons consigné tous nos travaux dans un document, un rapport général et un rapport de chacune des cinq sous-commissions, et je pense que nous nous sommes fait le devoir de transmettre au ministre d’Etat, ces rapports que nous avons remis au HCRUN qui prenais le relai pour traiter les dossiers » a-t-il confié.

L’archevêque de Bobo-Dioulasso, a fait savoir que c’est eux qui ont fait recommander la création du HCRUN pour que le dossier puisse avancer. Ils ont aussi suggéré aux autorités politiques, des reformes au niveau du code électoral, des institutions, de la presse, et de la gestion des biens publics. Selon lui, la commission a beaucoup écouté les Burkinabè qui demandaient des changements à tous les niveaux de l’Etat et ils ont aussi échangés avec un certain nombre de victimes qui ont manifesté leur désir de monter dans le train de la réconciliation mais ils ont exigé les mêmes conditions.

En mémoire, la Commission de réconciliation nationale et des réformes était mise en place en janvier 2015. Il était composée de cinq sous-commissions, « vérité, justice et réconciliation nationale », « réformes constitutionnelles, politiques et institutionnelles », « réforme électorale », « finances publiques et respect du bien public » et, enfin, « gestion des médias et de l’information ». Elle avait pour mission de restaurer et de renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale.

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