Home A la une Ziniaré: fête du travail, la coordination syndicale s’indigne contre l’ONEA et l’absence...

Ziniaré: fête du travail, la coordination syndicale s’indigne contre l’ONEA et l’absence de personnel au CHR

Burkina Faso Fête du Travail Syndicat Ziniaré
Des manifestants syndicaux dans les rues de Ziniaré

Les travailleurs de l’Oubritenga regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) ont commémoré ce samedi 1er mai, la journée du travail à travers une assemblée générale organisée à Ziniaré. Les militants syndicaux se sont penchés au cours de leur rencontre sur la situation nationale marquée par les attaques terroristes, la question de la réconciliation nationale et la hausse des prix des hydrocarbures.

 

Par Alassane Ouédraogo, Correspondant Oubritenga

Ce samedi 1er mai a été commémorée la 138è journée de travail, à Ziniaré. La mobilisation n’a pas été forte au CELPAC qui a accueilli les travailleurs de la province. Malgré cette faible mobilisation, les travailleurs présents ont tenu à célébrer cette date très historique pour le monde du travail. La commémoration de la journée s’est donc résumée en une assemblée générale.

Les échanges ont débuté par une analyse de la situation nationale. Pour Louis Sawadogo, le porte-parole de l’UAS/Oubritenga, les problèmes que vivent les travailleurs sont assez nombreux. Il y a entre autres les licenciements abusifs des travailleurs, le déni de justice par les gouvernants, les coupures récurrentes d’électricité et d’eau, l’augmentation des prix des céréales et des hydrocarbures. Sur la question de la réconciliation nationale, l’Unité d’action Syndicale/Oubritenga s’est voulue claire. « Pas de réconciliation sans justice et vérité ». Pour Namoano Bouali, un militant syndical, les burkinabé doivent rester vigilants car la réconciliation prônée actuellement est un arrangement entre hommes-politiques.

Après l’examen de la situation nationale, Louis Sawadogo et deux autres intervenants ont échangé avec les participants sur le cahier de doléances des travailleurs de la province. Les points de revendication portent essentiellement sur le relogement de certains services comme la direction régionale de la femme, et la construction du siège régional de la Bourse du travail. La question de la facturation bimensuelle de l’ONEA et le dysfonctionnement de certains services au CHR de Ziniaré ont été aussi mis sur la table.

Sur ces deux derniers points, on peut se rappeler que la facturation bimensuelle de l’ONEA avait été expérimentée à Ziniaré avant son extension à tout le pays. « L’ONEA a vulgarisé cette facturation à travers tout le pays en disant qu’elle avait expérimenté ce système à Ziniaré et que ça marche. Quand on est à Ziniaré et qu’on subit les mêmes désagréments qu’ailleurs, c’est très énervant d’entendre dire qu’on a expérimenté le système ici et que ça marche. Pour une consommation d’une valeur de 2000 F ou de 3000 F, tu te retrouves avec une facture de 50.000 F. Finalement, c’est à la tête du client que tout se fait, parce que si tu contestes fort, on finit par revoir la facture à la baisse », témoigne le porte-parole de l’UAS/Oubritenga.

Lire aussi: Commémoration du 1er mai : « La question de l’IUTS n’est pas une bataille perdue », Louis Sawadogo, porte-parole de l’UAS/Oubritenga

Sur les questions sanitaires, Ousmane Kalgoundou de la section SYNTSHA/Oubritenga a révélé que des services comme l’orthopédie, la rééducation, la réanimation ne fonctionnent pas au Centre hospitalier régional de Ziniaré depuis plus d’une année. A ces dysfonctionnements s’ajoute le manque de certains médecins spécialistes dans cet hôpital.

Concernant les manifestations des scolaires contre les reformes scolaires, l’UAS/Oubritenga se dit solidaire des élèves. « Nous soutenons les élèves pour plusieurs raisons. Lorsqu’on dit que le BAC sera un diplôme de fin de cycle, nous voyons que ça ressemble au BAC OCECOS des années 1999-2000, qu’on avait combattu. L’enjeu ici est que les universités seront érigées en EPE, avec des tests pour contingenter. Ce qui veut dire que le BAC ne garantit pas l’accès direct à l’université », a expliqué Louis Sawadogo.

Et face à ces préoccupations des travailleurs, Louis Sawadogo a appelé ses camarades à maintenir la mobilisation pour la satisfaction des points de revendication.

www.libreinfo.net