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Burkina/Éducation : à la recherche du savoir sous les lampadaires de Ziniaré

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A Ziniaré, située à une trentaine de km de Ouagadougou, la capitale du Burkina, elles sont nombreuses, les filles en classe d’examen qui étudient sous des lampadaires. Elles estiment trouver en ces endroits sérénité, espace favorable à l’apprentissage. Reportage.

Par Natabzanga Jules Nikièma

31 janvier 2024. 20H. Devant la salle polyvalente de Ziniaré, sur la rue qui mène au gouvernorat de la région du Plateau central des lampadaires éclairent.

A cet endroit, il règne un calme, loin des nuisances sonores de nombreux débits de boisson environnants. Des élèves, pour la plupart des filles, y viennent réviser leurs leçons. À notre arrivée, les unes sont assises, adossées aux poteaux des lampadaires ; les autres font des va-et-vient. Cahiers en mains, elles apprennent leurs leçons .

Électricité et tranquillité

Wendlassongada Tapsoba est de celles-là. Adossée au mur, jambes tendues, elle a ses cahiers à portée de mains. Tout en nous expliquant qu’elle est élève en classe de terminale dans un lycée public de Ziniaré, elle justifie sa présence en ce lieu : « Chez nous, il n’y a pas d’électricité ».

Mais pour Pélagie Konsimbo, c’est plutôt le faible éclairage de sa maison qui la pousse à venir sous les lampadaires. « A domicile, c’est une plaque solaire qui distille une faible lumière, insuffisante » explique-t-elle.

Selon elle, c’est depuis novembre 2023 qu’elle étudie en ce lieu. Assise sur un pagne étalé à même le sol, un stylo à la main, Pélagie lit silencieusement ses leçons qu’elle tente de mémoriser. Autres personnes, autres raisons. Pour Pascaline Kansolé, élève en classe de 1ère dans un lycée privé de Ziniaré, « à la maison, je n’arrive pas à bien « bosser » avec le bruit des enfants ».

Germaine Nana, quant à elle, explique avoir abandonné le centre des jeunes de son quartier et son lycée pour cet espace éclairé sis devant la salle polyvalente de Ziniaré. Et pour cause, elle affirme fréquenter ce lieu depuis novembre 2023, parce qu’elle dit vouloir fuir le dérangement de ses parents. « Les parents me demandent souvent de l’aide alors que je dois bosser » se plaint-elle, en poussant un grand soupir.

La peur de l’insécurité ?

Ces élèves rencontrées déclarent toutes avoir peur de l’insécurité. « Mais, on n’a pas le choix », résume Pélagie Konsimbo. Pascaline, elle, dit habiter non loin de là. «À l’heure actuelle, des gens passent toujours et il y a aussi de la lumière. Donc, je n’ai pas trop peur » dit-elle. Quant à Germaine : « Des fois, il faut avoir du courage car avoir peur impacte sur les études nocturnes ».

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