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Burkina : «l’activité économique devrait connaître une croissance de 5,5% en 2024», Dr Larba Issa Kobiyagda

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Les responsables de la Direction générale de l’économie et de la planification ont échangé, ce 6 janvier 2024, avec la presse, sur la redevabilité des productions de la structure, pour ce qui est de l’année 2023. 

Par Nicolas Bazié

Le niveau général des prix des produits au Burkina serait de 0,7% en 2023 comparativement en 2022 où c’était plus de 14%, a  signifié le directeur général de l’économie et de la planification, Dr Larba Issa Kobiyagda, parlant de l’inflation, lors des échanges avec des journalistes.

Dr Larba  Issa Kobiyagda  va cependant préciser que cela ne veut pas dire que les prix des produits ont baissé mais l’augmentation n’a pas été assez forte.

Il  note également que l’activité économique a connu une accélération de son rythme de croissance par rapport à 2022. Il soutient dans ce sens que le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel passerait de 1,8% en 2022 à 3,6% en 2023. 

Une vue partielle des participants à la conférence de la Direction générale de l'économie et de la planification
Une vue partielle des participants à la conférence de la Direction générale de l’économie et de la planification

Il y a des principaux catalyseurs qui expliquent cette croissance de l’activité économique en 2023, dans le pays, informe le directeur général de l’économie et de la planification. 

Il cite par exemple, le dynamisme du secteur des services comme l’immobilier, la restauration, l’hébergement, le transport; le rebond des travaux de construction sur les grands chantiers et de bitumage des routes; la production agricole en augmentation avec les initiatives présidentielles et l’offensive agro pastorale en cours de déploiement. 

« On note une bonne tenue des finances publiques matérialisées par une bonne mobilisation des recettes fiscales et une rationalisation des dépenses de l’administration publique », ajoute le DG Dr Larba Issa Kobiyagda. 

Les transactions courantes avec le reste du monde se solderaient par un déficit de 988,5 milliards de FCFA en 2023, indique Dr Kobiyagda qui explique que « cette évolution s’explique entre autres par une baisse des exportations (80,0 milliards de FCFA, soit -2,4%) exacerbée par une hausse des importations (+40,3 milliards de FCFA, soit +1,2%)». 

Il s’est aussi prononcé sur les crédits recensés à la Centrale des Risques de la BCEAO. De son propos, ils ont atteint un montant de 3 597,6 milliards de FCFA à fin septembre 2023.  

Ainsi, les créances sur l’économie se sont accrues de 11,8% sur un an, qui s’expliquent principalement par l’accroissement des crédits bancaires aux sociétés non financières privées, aux sociétés non financières publiques, au secteur financier non-bancaire, etc. 

Pour ce qui est de 2024, le gouvernement burkinabè selon les dires du directeur général de l’économie et de la planification, « prévoit en 2024, avec les initiatives en cours de mise en œuvre, lancer le Plan de redressement et de relance économique.»

Donc, l’activité économique devrait connaître, d’après lui, une croissance de 5,5%.

Dr Kobiyagda et ses collègues semblent fiers « d’avoir accompli une mission avec conviction», mais disent être « conscients que parler du rôle indispensable de la prospective et de planification économique n’est pas toujours aisé et accepté dans un contexte de forte attente de court terme.»

www.libreinfo.net

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