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Burkina Faso : 200 femmes et jeunes filles formées et accréditées par la CENI, observeront les élections dans les zones à risques (COSEF))

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Le présidium à la cérémonie de présentation du centre coordonné d’observation de la sécurité électorale des femmes (COSEF) à la presse-Libre info
Le présidium à la cérémonie de présentation du centre coordonné d’observation de la sécurité électorale des femmes (COSEF) à la presse-Libre info

Le centre coordonné d’observation de la sécurité électorale des femmes (COSEF) est une cellule d’observation du processus électoral au Burkina Faso. Il a été mise en place pour prévenir ou apporter des solutions aux problèmes pouvant affecter la participation des femmes aux élections du 22 novembre 2020.

Par Georges Youl, Stagiaire

Le COSEF a été présenté à la presse jeudi 19 novembre 2020 à Ouagadougou. Il a pour objectif d’observer, d’analyser et de répondre aux menaces susceptibles d’affecter la participation des femmes aux processus électoraux au Burkina Faso.

Le COSEF bénéficiera du soutien de WANEP (Réseau Ouest-africain pour l’édification de la paix) à travers son système d’alerte précoce, permettant d’identifier les risques de violences, de les analyser et d’y apporter des réponses éclairées.

«Le COSEF déploiera 200 femmes et jeunes filles observatrices qui sont formées et accréditées dans les zones à risques de violences déterminées à partir de l’analyse des tendances du système d’alerte précoce de WANEP», a déclaré Anne Zongo, la présidente du COSEF.

L’une des caractéristiques essentielles à en croire Mme Zongo, est sa capacité d’interpréter rapidement les menaces émergentes et de déclencher une action appropriée pour atténuer les risques éventuels à la sécurité électorale des femmes.

Le centre coordonné d’observation de la sécurité électorale des femmes est composé d’une chambre de collecte des données constituée de 10 femmes. Celle-ci est chargée de collecter, localiser, croiser, catégoriser et livrer des données traitées pour permettre des analyses approfondies et des réponses appropriées.

Le centre est également composé d’une chambre d’analyse (06 femmes) dont la mission est d’analyser, interpréter des données agréées et proposer une synthèse de réponse ou d’interventions pour atténuer les risques signalés.

A cela, s’ajoute une chambre de décision et de réponse aux risques constituée de neuf (09) femmes. Ce sont des femmes influentes, capables de mettre à profit leurs compétences, expériences, relations et carnet d’adresses pour obtenir des réponses positives aux menaces identifiées. Ces femmes sont en étroite collaboration avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les ministères et les partenaires de développement.

Enfin, le COSEF dispose enfin d’une chambre de communication animée par trois femmes journalistes et blogueuses. Elles ont pour rôle de communiquer aux partenaires et au public les informations relatives aux activités du COSEF.

Pour Françoise Pioupare, membre de la chambre d’analyse, les observatrices de COSEF diffèrent des autres, en ce sens qu’elles n’interviennent que dans les zones à risque.

Selon Alice Kambiré, l’analyste de la thématique de la démocratie et de la gouvernance à WANEP, les zones à risques où seront déployées les observatrices sont des zones identifiées par rapport à leur passé électoral marqués par des incidents. « Ce sont des zones comme, Niankologo, Banfora, Saponé où des incidents ont été signalés lors des élections de 2015», clarifie Alice Combary, membre du COSEF.

De son avis, le ministère de la sécurité a pris des mesures pour accompagner les observatrices. « Nous croyons aux mesures prises par le ministère pour accompagner les femmes », indique-t-elle.

Le centre coordonné d’observation de la sécurité électorale des femmes a été structuré pour fonctionner du 19 au 25 novembre 2020 à Ouagadougou. C’est un projet mis en œuvre par WANEP en partenariat avec le PNUD (Programme des nations unies pour le développement) et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest).

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