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Burkina Faso: rentrée judiciaire, les acteurs veulent traquer les crimes économiques et financiers

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Les différentes juridictions du Burkina Faso ont fait leur entrée judiciaire le 2 octobre 2023, à Ouagadougou, en présence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré. A l’occasion de cette rentrée, la machine judiciaire veut s’attaquer aux crimes économiques et financiers.

Par Nicolas Bazié

L’audience solennelle marquant la rentrée 2023-2024 des différentes juridictions du Burkina a eu lieu le lundi 2 octobre 2023.

La cérémonie a été placée sous le thème : « Le traitement judiciaire des infractions économiques et financières : état des lieux et perspectives ».

C’est une rentrée qui a été une occasion pour les acteurs des différentes juridictions de revisiter les efforts entrepris pour lutter contre les crimes économiques.

C’est en substance ce que le premier président de la Cour de Cassation, Mazobé Jean Kondé a déclaré : « La création et la mise en place des pôles judiciaires spécialisés dans la lutte contre les infractions économiques et financières et le crime organisé participent, aux côtés des juridictions préexistantes et des structures d’appui spécialisées, de la volonté des plus hautes autorités de ce pays de faire de la lutte contre ce fléau, leur cheval de bataille ».

Après le président Mazobé, c’est le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina, Me Siaka Niamba qui a expliqué « la nécessité d’étendre les pôles judiciaires spécialisés à la répression des infractions économiques et financières et à la criminalité organisée dans les chefs-lieux des régions afin de rapprocher encore plus la justice du justiciable».

Il a plaidé pour plus d’intégrité, de probité, d’impartialité, d’incorruptibilité et de compétences des acteurs de la justice pour « une justice, véhicule de bonne gouvernance et de développement économique ».

 

Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina a surtout rappelé que l’engagement du Chef de l’État,Ibrahim Traoré « à mener ce vaillant peuple à la victoire finale est un sacerdoce, un courage légendaire que le Barreau du Burkina Faso salue avec respect et considération ». 

A cette rentrée judiciaire, le Président de la Cour suprême de la République du Mali, Dr Terah Fatoma était présent. Le Président de la Transition, Ibrahim Traoré reçu en audience quelques heures après la cérémonie.

« C’est le début d’un partenariat, d’une fédération pour les intérêts de notre justice et de nos deux peuples », a déclaré le président de la Cour Suprême du Mali.

Selon lui, une rencontre des conseillers de la Cour de Cassation du Burkina et les conseillers de la Cour Suprême du Mali se tiendra bientôt dans le but de consolider le partenariat entre les deux institutions judiciaires.

« Nous partageons la même histoire, la même géographie, et nous avons aussi en commun des défis. Défis de sécurité mais également défis de lutter comme cela a été présenté ce matin contre la délinquance financière et économique », a poursuivi Dr Fatoma Théra.

www.libreinfo.net

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