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Culture : de la plaisanterie pour promouvoir le vivre ensemble

Alors que le Burkina Faso est en proie à des mœurs étrangères susceptibles de mettre à mal sa cohésion sociale, des acteurs culturels se sentent interpellés. A travers les Nuits Internationales de la Plaisanterie (NIP), ils entendent tourner en dérision les problèmes de la société tout en renforçant la cohésion sociale par la parenté à plaisanterie.

A travers des prestations humoristiques, des musiques et des danses, la ville de Ouagadougou va vivre au rythme de la septième édition des Nuits Internationales de Plaisanterie sous le thème : « la parenté à plaisanterie, facteur de cohésion sociale ». Le public aura droit à une quatre-vingtaine de prestations artistiques assurée par une soixantaine d’artistes.

Les initiateurs des Nuits Internationales de la Plaisanterie (NIP) comptent impacter positivement leur environnement surtout en ces temps où la cohésion sociale est mise à mal des forces obscures qui ont « entrepris d’opposer les communautés ethniques les unes contre les autres ». Pour combattre cette idéologie, des hommes de culture comptent eux aussi à travers les Nuits Internationales de la Plaisanteries opposer les communautés mais pour un tout autre objectif : ressouder voire renforcer les liens entre elles. Cette édition est parrainée par le ministre en charge de la Culture, Abdoul Karim Sango. « Au lieu de nous morfondre sur les problèmes qui nous assaillent, nous préférons rire » explique le directeur du festival, Anatole Koama.
« Il n’y a pas que par les arts que le terrorisme peut être vaincu », estime Ildevert Méda, président du Cartel.

Cette édition aura à cœur de promouvoir la parenté à plaisanterie qui est aux yeux des promoteurs, une valeur sûre pour instaurer une symbiose entre les peuples.
C’est compte tenu de ses multiples vertus, qu’il y a lieu d’enseigner la parenté à plaisanterie aux générations montantes. Les initiateurs disent constater avec regrets un recul de cette pratique dans les milieux des jeunes. Une conférence publique sera animée par Alain Sissao (Anthropologue burkinabè, spécialiste des littératures orales) à l’intention des jeunes. Elle aura lieu le 24 octobre au lycée Notre Dame de Kologh Naaba. Au-delà de la promotion de la paix, les Nuits Internationales de la Plaisanterie (NIP) constituent un cadre d’expression de jeunes talents dans le domaine de l’humour. Elles offriront l’opportunités à des humoristes en herbe de faire leurs premières prestations. L’objectif étant d’assurer la relève.

Le Cartel est une faîtière réunissant quatre compagnies de théâtre burkinabè. Il constitue selon ses responsables un pôle d’éclosion des talents, en témoigne la soixantaine d’artistes prévus pour cette édition que les organisateurs veulent d’autant plus rayonnante.

Soumana Loura, stagiaire
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