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Inculpation de Bonkian dans l’affaire Thomas Sankara : découvrez le bras droit de Blaise Compaoré

Le colonel Major Alain Bonkian est le dernier inculpé dans l’assassinat de Thomas Sankara. L’information a été rendue publique ce 17 décembre 2018 par Jeune Afrique.

L’homme est inculpé, mais reste libre de ses mouvements. Mais qui est Alain Bonkian ? Au moment de l’assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987, il était lieutenant et officiait au Centre national d’entrainement commandos (CNEC) de Pô au sud du Burkina. Ce jeune lieutenant, a joué un rôle capital dans l’attaque contre ses frères d’armes du Bataillon d’intervention aéroporté (BIA) qui était commandé par Boukari Kaboré dit le lion. Une expédition qui a eu lieu le 27 octobre 1987, soit 12 jours après l’assassinat du père de la révolution Burkinabè, le capitaine Thomas Sankara. En effet, les soldats de ce bataillon étaient considérés comme des opposants du putsch du 15 octobre 1987.Cette attaque avait coûté la vie à au moins 11 soldats du BIA, exécutés froidement.

Dans une archive vidéo de la télévision nationale publiée sur sa page facebook le 12 septembre 2016, Alain Bonkian affirme ceci : “notre rôle a été considéré sous un aspect dualiste. Dans un premier temps, un rôle politique et dans un deuxième temps un rôle tactique, c’est-à-dire militaire, les opérations concrètes sur le terrain. Nous avons investi le camp du BIA après avoir mis en débandade et en fuite ceux qui l’occupaient et qui tentaient de mener une quelconque résistance“.

Devenu Colonel Major plus tard, le bras droit de Blaise Compaoré, lui-même accusé d’avoir tué son compagnon de tous les temps, Thomas Sankara, se voit confié les commandes de la deuxième région militaire à Bobo Dioulasso le 25 janvier 2007. Il avait été nommé par décret présidentiel le 09 janvier 2007.Trois ans plus tard, c’est-à-dire en 2010, il quitte la tête de la deuxième région militaire. Il a été loyal à Blaise Compaoré pendant près de trente ans. Paradoxalement, il est cité comme l’un des farouches résistant du putsch du Général Gilbert Diendéré quand bien même il fut un membre du défunt Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Il fait partie des 45 témoins du parquet militaire dans le procès du putsch actuellement en cours. Le 18 octobre 2012, soit un an après les mutineries de 2011, le Colonel Major Alain Bonkian quitte le commandement des écoles et centres de formation militaire. Aujourd’hui il est conseiller du chef d’état-major général des armées.

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