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Niger : Chinégodar se vide de ses hommes après l’attaque meurtrière du 9 janvier

Quatre-vingt-neuf soldats ont perdu la vie dans l’attaque terroriste du camp de Chinégodar dans l’ouest du Niger, le 9 janvier 2020. Suite à cette attaque, 7000 personnes ont fui la ville selon un communiqué du HCR. Notons que le chef d’état-major des armées, le général Ahmed Mohamed, et le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Sidikou Issa, avaient été remplacés par le gouvernement nigérien au lendemain de l’annonce de ce lourd bilan. 4.000 morts, c’est également le bilan de l’ONU des attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina en 2019.

Plus d’une semaine après cette attaque meurtrière du 9 janvier au Niger, le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué datant de samedi 18 janvier 2020, annonce que près de 7.000 personnes ont fui la zone de Chinégodar : « Près de 7,000 personnes, dont un millier de réfugiés, ont fui l’insécurité et la violence, après la récente attaque contre la ville de Chinégodar, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali », avons-nous lu dans le communiqué.

Le HCR se basant sur des témoignages recueillis auprès des populations, déclare  que les populations sont la cible d’attaques, d’enlèvement ou d’assassinat avec des biens qui sont appropriés par les terroristes.

Ces populations civiles qui fuient la mort disent « craignant pour leur vie, après un ultimatum de la part des groupes armés », selon le HCR ; qui ajoute que « dans leur fuite, réfugiés et déplacés n’ont pu prendre que ce qu’ils portaient sur eux, laissant derrière eux leurs maisons et leurs biens. »

« Au Niger, environ 5.000 personnes ont fui vers les villes de Banibangou et Oualam, où 7.326 Maliens sont déjà refugiés. Au Mali, près d’un millier de réfugiés nigériens, y compris des enfants non accompagnés, ont traversé la frontière et se trouvent désormais dans la ville d’Andéraboukane … dans la région de Ménaka qui accueille déjà 1.024 réfugiés nigériens depuis 2018 ».

Le Mali, le Niger et le Burkina sont visés par des offensives de groupes islamistes malgré la présence de 4.500 soldats français de la force antiterroriste Barkhane et le renforcement des armées locales.

Pour rappel, l’attaque de Chinégodar survenue un mois après celle d’Inates (71 soldats tués), dans la même région de Tillabéri, a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). En 2015, une attaque Boko Haram sur l’île de Karamga, située sur le lac Tchad, avait coûté la vie à 46 soldats et 28 civils avec 32 disparus, selon le ministère nigérien de l’Intérieur.

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