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Ouagadougou : Ces gérants de parkings qui défient les textes 

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Les dispositions de l’arrêté du 13 mars 2015 portant fixation des tarifs de services de parking ne sont toujours pas respectées par les gérants de parking généralement appelés au Burkina les « parkeurs ». Libreinfo.net en a fait le constat dans certains parking des hôpitaux, le jeudi 7 Mars 2024.

Par Issoufou Ouédraogo

Ils sont encore nombreux, les « parkeurs » (gérants de parkings) de la ville de Ouagadougou qui ne respectent pas la tarification officielle en vigueur.

Devant les hôpitaux de Bogodogo, de Tengandogo en passant par celui de Yalgado Ouédraogo et devant certaines pharmacies de la ville, le constat est le même : la fixation anarchique du prix du parking.

En effet, les usagers continuent de débourser la somme de 100 F. CFA pour le parking au lieu de 50 F.CFA, le tarif officiel. Devant l’hôpital de Tengandogo, nous avons assisté à une altercation à ce sujet.

Anselme Bonkoungou, un usager de cet hôpital a tenté de comprendre pourquoi il doit payer 100 F.CFA alors que le décret fixe le tarif à 50 F. CFA. Certains « parkeurs » se sont alors mis en colère. Ils ont interpellé l’usager Bonkoungou en ces termes : « Tu viens de quelle planète, toi ? Nous ne mangeons pas la loi, mon frère ! ».

Et lorsque l’usager Bonkoungou a tendu la somme de 50 F CFA, le « parkeur » lui a répondu : « Ta moto n’est pas dans ce parking ! ». Témoin de la scène, un certain Hervé, un autre usager, a décidé de changer de lieu de parking, mais toujours sur le même site. Il voulait savoir si l’augmentation de tarif était généralisée. La situation a alors mal tourné entre lui et le nouveau « parkeur »

Pour le premier, gérant de parking, « Hervé est venu pour le provoquer, car il sait que le parking coûte 100 F CFA ». Et le ton monta entre Hervé l’usager et le gérant parking.

Hervé, l’usager affirme qu’« il va interpeller la mairie sur la question ». Le gérant réplique : « Donc, va garer ta moto à la mairie et revient rendre visite à ton malade ! » Dans cette ambiance surchauffée, Libreinfo.net, a tenté de comprendre le malentendu.

Le « parkeur » refuse de nous adresser la parole. Sur le terrain, si quelques gérants respectent ces tarifs, cela n’est pas le cas dans la majorité des parkings comme dans les parkings des hôpitaux et des pharmacies de la ville.

Le non-respect de ces tarifs est plus critique dans les lieux dits sociaux, notamment devant les hôpitaux et les pharmacies.

Pour Salam Kaboré, cette situation de non-respect de l’arrêté signifie « un désengagement de l’autorité compétente et cela ne les touche pas, car ces autorités viennent rendre visite en véhicule. »

En effet, dans certains parkings des hôpitaux de Bogodogo, de Tengandogo, de Yalgado Ouédraogo et de certaines pharmacies, les usagers dépensent 100 F CFA pour les motos au lieu de 50F.

Pauline Ouédraogo rencontrée à l’hôpital de Tengandogo explique : « Quand tu veux parler de ce non-respect, ils te disent d’aller te plaindre là où tu veux. »

Que disent les textes ?

Les montants fixés par ces « parkeurs » sont au-dessus des tarifs de l’arrêté municipal n°2015-033/CO/M/CAB/DAJC du 13 mars 2015 portant fixation des tarifs des services de parking dans la commune de Ouagadougou.

Ainsi, pour les établissements scolaires, les universités, les écoles de formation professionnelle, les formations sanitaires et les pharmacies, le prix du parking : 25 F. CFA pour les vélos, 50 F. CFA pour les motos ; les abonnements varient de 500 F. CFA à 1000 F. CFA.

Concernant le parking dans les cimetières et les morgues, les tarifs sont de 25 F. CFA pour le vélo et 50 F. CFA pour la moto ; pour les mariages et les baptêmes, le parking est fixé à 50 F. CFA pour le vélo et 100 F. CFA pour la moto.

Cet arrêté n’est visiblement appliqué que par une minorité de « parkeurs » dans les lieux dits sociaux. Les responsables de ces parkings que nous avons contactés, ont refusé de se prononcer malgré nos multiples tentatives pour comprendre les raisons de leur non-respect du tarif fixé par l’arrêté municipal.

Les autorités compétentes sont donc interpellées sur l’application de l’arrêté. Les usagers dans les lieux dits sociaux, notamment dans les hôpitaux et devant les pharmacies, continuent d’être contraints de payer le prix fort de parking.

www.libreinfo.net

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