Accueil Economie Rencontre État-secteur privé : L’industrialisation du Burkina d’ici à 2023

Rencontre État-secteur privé : L’industrialisation du Burkina d’ici à 2023

La deuxième rencontre État-secteur privé de 48 heures, s’est ouverte ce lundi 14 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso,sous la présidence du 1er ministre, Christophe Dabiré. C’est une rencontre qui se veut un cadre de dialogue entre l’Etat et le secteur privé. Venus des 13 régions du Burkina, les opérateurs économiques ont fortement participé  ce ce rendez annuel.

En prenant la parole, le ministre du commerce et de l’industrie Harouna Kaboré, est revenu sur les mesures récentes qui ont sauvé certaines entreprises de la faillite notamment celles relatives à l’importation de certains produits tels que l’huile et les pneumatiques. “Nous allons créer une entreprise dans chacune des treize régions de notre pays,en fonction des potentialités de chaque localité,interdire formellement les vendeurs de gros et demis gros à faire le détail. Nous interdisons également les autres communautés vivants au Burkina hors CEDEAO, de faire du commerce de détail et également une lutte acharnée contre la contre bande”, sont entre autres, les mesures annoncées par le ministre pour pousser les entreprises locales.

Pour Lanciné Diawara, président de la chambre de commerce de Bobo Dioulasso, la mesure d’interdiction d’importation de certains produits a aidé beaucoup d’entreprises. Selon lui, toutes les autres mesures si elles sont réellement effectives, le cadre des affaires sera assaini au Burkina.

Plusieurs acteurs du secteur privé et du public venus des 13 régions du Burkina Faso, ont participent à cette rencontre

Le syndicat national des commerçants de Bobo  Dioulasso, lui, a hautement salué l’interdiction des commerçants de gros et demis gros, à faire le détail. “Dans notre pays, il n’y a pas assez de ressources. Si nous laissons les grossistes et les étrangers nous arracher le commerce de détail, c’est la mort de nous les petits commerçants”, a déclaré Mady Ouédraogo, secrétaire général du syndicat des commerçants de Bobo Dioulasso.

S’exprimant sur cette batterie de mesures, Oumar Traoré, Président du Conseil national des jeunes des Hauts-Bassins, a affirmé que les mesures  devraient permettre à la jeunesse de s’exprimer sur le terrain des affaires. Le dialogue s’achève ce mardi 15 octobre 2019 par le lancement des travaux d’extension du port sec de Bobo Dioulasso.

Alidou Ouédraogo

Correspondant Houet

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