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Revendication d’armes par la police nationale : le Président du Faso décharge la hiérarchie depuis New York

Voilà quelques jours que le syndicat de la police nationale demande des armes sophistiquées pour leurs camarades au front, précisément dans les régions en proie au terrorisme. Selon le syndicat, les équipements sont arrivés, mais certains chefs hiérarchiques bloquent les armes sous prétexte que ces types d’arsenal ne sont pas destinés à la police : « des armes acquises pour la police sont retenues par d’autres corps d’armée sous prétexte que les policiers sont des paramilitaires », a déclaré le syndicat. Et d’ajouter que leurs unités opérationnelles sur le terrain « manquent de tout alors que d’autres corps sont bien dotés ».

Cette préoccupation du syndicat de la police a été soulevée dans les échanges du président Roch Kaboré avec ses compatriotes vivant aux Etats-Unis, en marge de la 74è assemblée générale de l’Onu.

Répondant à une question, le président Kaboré a précisé que « la police est une force de sécurité intérieure. “Il est évident qu’on ne peut les équiper qu’en fonction de leur mission. C’est pourquoi je dis, si la police se trouve au front, mettons, vers Tongomayel, on peut calibrer leurs instruments. Ce n’est pas un problème de hiérarchie. C’est une question d’analyse. Ce n’est pas la peine qu’on en fasse une montagne”, des propos relayés par radio Oméga.

On pourrait dire que cette déclaration du chef de l’état vient trancher le problème soulévé depuis longtemps par le syndicat de la police, l’Unapol. Des policiers en position avancées sur le terrain ont deserté dejà leur base faute d’armement adéquats, c’est le cas de l’unité d’intervention polyvalente à Tongomayel. D’autres par contre dans la région du Sahel ont vidé les commissariats toujours pour faute d’équipement.

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Par la même occasion, le président du Faso a rappelé que le chef de corps à Dédougou a été relevé de ses fonctions : « à Dédougou, effectivement suite à l’attaque d’une patrouille qui a vu cinq militaires tués, des éléments se sont un peu rebellés contre leur chef et ont demandé à ce que leur chef de corps soit relevé en considérant qu’il n’y avait pas beaucoup d’égards à leur endroit. J’ai instruit qu’il soit relevé de ses fonctions et remplacé parce que les éléments qui sont posés sont suffisamment clairs pour ne pas avoir à tourner en rond et se poser des questions », a affirmé le président Roch Kaboré depuis New-York repris par radio Oméga.

Siébou Kansié
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