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Si la décision du conseil est à la défaveur de Bassolma Bazié, d’autres voies et moyens seront utilisés pour avoir gain de cause (syndicats)

Bassolma Bazié

Le conseil de discipline de Bassolma Bazié, secrétaire général de la confédération générale du travail du Burkina (CGTB) et enseignant en science de la vie et de la terre (SVT) au lycée Philippe Zinda Kaboré, s’est finalement déroulé le 21 septembre 2020 à Ouagadougou. À l’issue du conseil, Me Prospère Farama,avocat de l’accusés a présenté les arguments qui militent en la faveur de son client.

Par Georges youl,Stagiaire

Le conseil de discipline tant attendu de Bassolma Bazié a finalement eu lieu. Une fois de plus, il y avait une forte mobilisation des syndicats venus soutenir leur ‘’Leader’’, qu’ils appellent affectueusement ‘‘général’’. En effet, plusieurs délégations syndicales sont venues des quatre coins du Burkina pour assister au fameux conseil de discipline.

Au début, il était convenu que vingt (20) personnes accompagnent M. Bazié pour assister au conseil. Mais c’est finalement six personnes y compris M. Bazié qui ont été autorisées à participer au conseil par la compagnie républicaine de sécurité (CRS). Les journalistes sont tenus de rester à l’écart.

Les raisons d’une sérénité de Bassolma Bazié dans l’attente du verdict

 Au sortir du conseil de discipline, Me Prospère Farama, avocat de Bassolma Bazié a tenu à expliquer les raisons qui valent la sérénité de son client et qui les maintiennent confiants, quant au verdict final qui sera prononcé dans un mois. « M. Bazié a exposé ses notations d’évaluation depuis sept (07) ans, et j’ai moi-même été surpris qu’un agent de la fonction publique pendant 07 ans a eu des notations de 9/10 de façon continue et avec proposition soit de félicitations, soit de décoration, même s’il n’a jamais été décoré et on sait pourquoi ».

Pour Me Farama, c’est curieux que ce soit à partir de 2019, l’année où il reçoit encore 9/10, et où son supérieur fait une mention en disant qu’il faut le féliciter, qu’il faut améliorer ces conditions de travail, que c’est cette même année qu’on choisit de le traduire en conseil de discipline.

« Nous sommes dans un Etat de droit. Si on estime que M. Bazié a fauté, qu’on le juge, sauf que nous estimons qu’aucune faute n’a été commise ». La loi 081 article 121 précise qu’au Burkina Faso, il y a les permanences syndicales, sauf que depuis cinq ans, cette loi n’a jamais été mise en œuvre. « Comment un État qui admet les permanences syndicales peut reprocher à un responsable syndical de ne pas accomplir les volumes horaires impartis aux enseignants ?» s’est t-il interrogé.

Bassolma Bazié s’abstient de s’exprimer au sortir du conseil

Bassolma Bazié arrivé dans une ferveur populaire, avait déclaré qu’il allait s’exprimer pour rendre compte du déroulement du conseil à la fin.

Il avait même conseillé ses camarades syndicalistes qui n’avaient pas pu accéder à la salle d’audience de rester dans l’ombre, et qu’il leur fera un compte rendu à la fin de l’audience.

Contrairement à ce qui était attendu, M. Bazié n’a pas pris la parole après le conseil de discipline. Tous les éclaircissements sur le déroulement de l’audience ont été apportés par son avocat, Me Prospère Farama.

Les différents délégués syndicaux ont jugé, qu’il serait mieux que M. Bazié ne prenne pas la parole pour dire des choses qui pourraient être interprétées autrement. À la bourse du travail, c’est Souleymane Badiel, secrétaire général de la fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche, qui a pris la parole pour expliquer de façon résumée, ce qui s’est passé durant le conseil de discipline.

 A en croire ce dernier, le conseil de discipline s’est déroulé en trois phases. La première phase a consisté à l’exposition des faits suivie des questions des membres du conseil de discipline. La deuxième phase, a été celle de l’intervention des témoins et de l’avocat pour faire un exposé de la lecture juridique du dossier.

A cet effet, « L’avocat a démontré par des arguments juridiques que le dossier ne mérite pas qu’on en arrive à un conseil de discipline. », a déclaré M. Badiel.

La troisième phase fut celle des impressions du camp des accusés. M. Bazié, son avocat et ceux qui l’ont accompagné dans la salle sur le conseil de discipline.

M. Baddiel a également précisé que si la décision du conseil de discipline n’est pas à la faveur de Bassolma Bazié, d’autres voies et moyens de recours seront utilisés pour avoir gain de cause.

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