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Sommet de l’UA à Niamey : la Zone de libre-échange continentale en ligne de mire

Deux sujets vont faire l’objet d’échanges entre les chefs d’État africains réunis à Niamey dans le cadre de la 33e session de la conférence de l’Union Africaine. Le premier va porter sur la réforme instutionnelle de l’UA proposée par le président Rwandais Paul Kagame, quand celui-ci présidait l’organisation. Ces réformes visent l’autofinancement de l’organisation et la question de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC).

La Zlec est un projet dont l’ambition est de créer le plus vaste marché entre les organisations sous régionales de l’Afrique. Il vise à casser les barrières douanières entre les Etats membres pour faciliter les échanges à l’intérieur du continent africain, selon ses initiateurs. Il est entré en vigueur le 30 mai 2019.

Lancé en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine, le projet ambitionne de créer un marché regroupant les États africains.

Après des années de tergiversations et de négociations avec des pays réticents comme le Nigeria, le Bénin ou l’Érythrée, il avait été prévue l’entrée du projet en vigueur en 2017.

C’est finalement le 30 mai 2019, qu’il entre en vigueur et fera l’objet d’un constat de son application lors de cette 33e conférence par la cinquantaine des chefs d’Etat présents. En juin 2019, 52 sur 55 pays ont signé le projet et 24 l’ont ratifié.

Le projet devra permettre de libéraliser le commerce de certains produits alimentaires de forte consommation à travers la suppression des barrières douanières censées s’y afférer.

La Zlec est très critiquée par certains pays et par des experts européens.Pour eux, le projet va accroître la dépendance alimentaire des pays et contribuer fortement à ruiner les éleveurs laitiers et les producteurs de céréales locales comme le mil, le sorgho, le maïs et autres produits amylacés tels que le manioc, les ignames, les plantains,etc.

Au menu de cette 33e session, est également inscrite une reforme institutionnelle de l’UA. Les propositions de réformes de l’institution faites par le rwandais Paul Kagame, alors qu’il était président en exercice de l’organisation, à savoir la question de son autofinancement, ainsi que le barème de cotisations des Etats membres seront débattues par la cinquantaine des chefs d’État présents à cette session.
Le sommet se déroule du 4 au 8 juillet à Niamey.
Nourdine Conseibo
www.libreinfo.net

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