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Affaire 77 véhicules de la mairie de Ouagadougou : La justice se saisit du dossier

Une photo des anciens véhicules des Maires abandonnés
Une photo des anciens véhicules des Maires abandonnés

Ceci est un article de nos confrères Le Courrier Confidentiel, numéro 203 du 10 mai 2020

L’affaire des 77 véhicules tourmente toujours le sommeil du maire de Ouagadougou, Armand Béouindé. Il pourrait avoir des ennuis judiciaires. La justice et certaines organisations de la société civile s’intéressent au dossier.

L’affaire des « 77 véhicules de la mairie a pris un nouveau virage. Après les révélations du courrier confidentiel (cf.CC n°197 du 10 février et n°198 du 25 février 2020), l’étau semble se resserrer autour du maire. Selon nos sources, une information judiciaire est ouverte au Tribunal de Grande instance de Ouagadougou, à propos de l’acquisition des 77 véhicules. Le tribunal aura donc la charge de situer les responsabilités dans cette affaire. Des sources au sein de la mairie indiquent que le bourgmestre a d’abord été entendu par la police nationale avant que le dossier ne soit transmis au Parquet.

L’affaire semble aussi intéresser le Réseau national de Lutte anti-corruption (REN-LAC). Il est possible que dans les jours à venir, il se constitue partie civile. Le REN-LAC s’était déjà constitué partie civile dans un dossier concernant le maire de Logobou (région de l’Est). Ce dernier était accusé de malversations par des membres de son Conseil municipal. Il a été reconnu coupable, en fin 2019, par le Tribunal de Grande instance de Diapaga. Mais pour l’instant, le REN-LAC a adressé une dénonciation à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC). Cette institution prendra-t-elle ses responsabilités, en mettant une équipe de contrôleurs sur ce dossier ? on attend de voir. Au sein du Conseil municipal de Ouagadougou, le maire est plutôt préoccupé par autre chose : il veut savoir les sources d’informations du journal. Après l’un de nos articles sur l’affaire des véhicules (voir CC n°199 du 10 mars 2020), il avait réuni d’urgence son équipe, apprend-on de sources concordantes. « Des têtes vont tomber », aurait-il affirmé à ses collaborateurs. Pour lui, les informations révélées par le journal ne peuvent venir que de ses plus proches collaborateurs. Il y aurait donc des « balances » dans mon équipes et ce sont eux qu’il recherche. Et à ce qu’on dit, il y a de grosses pressions. La justice réunira-t-elle à aller jusqu’au bout ? Affaire à suivre.

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