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Burkina : les députés de la 7e et 8e législatures sommés de rembourser les prêts qu’ils avaient contractés pour s’acheter de véhicules

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Les députés de la 7e et 8e législatures sont invités à rembourser leurs « prêts véhicules », indique l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) dans un communiqué ce 27 décembre 2022.

Par Nicolas Bazié

L’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) veut le remboursement par les députés de la 7e et 8e législature des sommes d’argents au titre des prêts véhicules.

« Faisant suite au contrôle de la gestion financière et comptable de l’Assemblée Nationale, exercices 2018-2021, j’invite les députés de la 7ème et de la 8ème législature, ayant bénéficié des sommes au titre des prêts véhicules à bien vouloir reverser lesdites sommes, sous huitaine, dans les caisses de l’Agent Comptable Central du Trésor (ACCT), à compter de la publication du présent communiqué », lit-on dans un communiqué signé du Contrôleur Général d’État M. Philippe Néri Kouthon Nion.

Il précise que passé ce délai, l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) mettrait en œuvre les procédures particulières prescrites en la matière.

« Ces véhicules sont actuellement en location et ils se font de l’argent dessus »

Selon l’ancien Contrôleur général d’État, Luc Marius Ibriga, il y a des députés qui doivent à la République depuis des années et qui ne remboursent pas. Dans une interview accordée à Libreinfo.net en janvier 2022, il avait déclaré que « certains ont contracté des prêts auprès du Trésor pour acheter des véhicules et sans avoir honoré ces prêts, ils n’ont pas non plus rendu les véhicules ».

A ce propos, poursuivait M. Ibriga, « nous avons pris langue avec l’Assemblée nationale et une commission mixte Assemblée nationale-ASCE-LC a été mise sur pied pour le traitement de ce dossier. D’aucun nous ont dit qu’en fait, nous voulions briser la carrière de certains honorables députés. Tel n’était pas notre but ».

L’ancien patron de l’ASCE-LC avait ajouté: « Cela fait plus de 10 ans que des députés et anciens députés doivent à l’État et ne remboursent pas. Et ce sont certains d’entre eux que l’on voit sur la place publique ergoter sur l’intégrité, sur la mauvaise gestion alors qu’ils sont redevables de 15 millions voire 20 millions au Trésor public parce qu’ils n’ont pas encore épongé les dettes qu’ils ont contractées pour acheter des véhicules ».

« On sait que pour certains, ces véhicules sont actuellement en location et ils se font de l’argent dessus », avait conclu l’enseignant de Droit Luc Marius Ibriga.

L’audit de l’Assemblée nationale

S’il y a eu une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, c’était bien l’audit de l’institution parlementaire. Alors que certaines opinions pensaient que c’est une manière indirecte de vouloir s’en prendre à l’ancien président de l’Assemblée nationale M. Alassane Bala Sakandé, le Contrôleur Général d’État M. Philippe Nion quant à lui, voyait les choses autrement.

Le 11 avril 2022, lors d’une conférence de presse, il avait indiqué que l’audit ne s’adressait pas aux individus, mais au processus, au système de contrôle interne, au dispositif de gestion de risques et à la gouvernance.

Le rapport de l’audit gestion 2018-2021 de l’Assemblée nationale avait même été remis au Premier ministre d’alors, M. Albert Ouédraogo, le mercredi 3 août 2022. Mais, jusqu’à ce jour, on ne connait pas le contenu de ce fameux document.

Lire aussi: Burkina Faso : Aucune loi n’empêche l’Autorité de contrôle d’État d’auditer l’Assemblée nationale, Philippe Nion

www.libreinfo.net

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