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Burkina/Entrepreneuriat : A 22 ans, Safiatou Ganemtoré dirige une unité de production de jus locaux

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Âgée de 22 ans, Safiatou Ganemtoré est ingénieure en industrie agroalimentaire. Après sa formation à l’Institut supérieur de technologies, elle se lance dans la fabrication de jus à base de produits locaux. Le jeudi 20 février 2024, nous l’avons rencontrée.

Par Emilienne Compaoré 

Elle est souriante et accueillante. A notre arrivée, Safiatou Ganemtoré, la promotrice de l’unité de production «Noura Agro Services », située à la zone 1, un des quartiers centraux de Ouagadougou, s’affaire.

Safiatou Ganemtoré
Safiatou Ganemtoré…

Entre clients et  bouteilles de jus, elle marque une pause et raconte avec émotion: « J’aime tout ce qui est naturel. Souvent quand je paie les jus, je trouve qu’ils ne sont pas totalement naturels. Les gens ajoutent d’autres ingrédients. Comme j’ai eu à faire la formation, j’ai dit pourquoi ne pas créer ma propre boisson». C’est le déclic.

C’est ainsi, qu’en Octobre 2023, elle a décidé de se « lancer dans l’entrepreneuriat notamment la production des jus naturels». 

Son histoire rappelle que ses débuts ont été difficiles pour deux raisons: l’absence du capital pour démarrer son activité comme cela se doit et l’inexpérience au métier.

Elle ne se le cache pas: « Pour le démarrage de mon business, j’ai utilisé les bénéfices réalisés grâce aux petits business que je faisais pendant mes études.»

Elle cite pèle mêle: « la vente d’articles de femme et la vente de mangue séchée». Et puis les parents lui ont prêté main-forte.

Ainsi, se souvient -elle, elle avait commencé par fabriquer quelques bidons de différentes variétés de jus dont le bissap, le tamarin, le tédo, le gingembre.

Ensuite, dit-elle, « j’ai démarré les jus en bouteille comme le jus de mangue, le jus d’ananas et des mélanges de jus comme mangue-ananas, papaye-ananas, papaye -mangue.»

Processus de fabrication de jus

La promotrice de «Noura Agro Service» a accepté de lever un coin de voile sur le processus de production de jus au sein de sa structure.

Elle a en effet expliqué qu’il y a plusieurs étapes à observer : « Par exemple, pour le jus de mangue, nous nous assurons d’abord de la qualité de la mangue.»

De jus naturels prêts à la consommation
De jus naturels prêts à la consommation

Puis, «on fait le jus à partir de la mangue séchée après s’être assuré également que la mangue séchée est de qualité. Après cela, on fait bouillir les mangues au moins 3h de temps avant le mixage.»

Passé cette étape, elle informe qu’il faut ajouter le sucre, passer au tamisage et enfin au conditionnement.

Quant au jus en bouteille, elle précise : «on fait bouillir d’abord les bouteilles pendant 15 mn pour les stériliser et les rendre propres.»

«Après, nous produisons le jus de mangue que nous mettons dans les bouteilles. Nous mettons ensuite les bouteilles de jus dans la marmite pour les faire bouillir. A la fin, une fois refroidies, les bouteilles de jus sont étiquetées et mises dans des cartons. » dit-elle.

Pour satisfaire sa clientèle, elle dit fait en moyenne 3 productions par semaine. Mais, elle précise que tout dépend de la période et aussi de la clientèle.

Il arrive parfois que «nous produisons tous les jours ouvrables (6jr sur 7) si on a des commandes» avant d’ajouter: « A l’approche des fêtes également nous produisons plus de 3 fois dans la semaine pour avoir un stock et pouvoir satisfaire la clientèle».

Cependant, la jeune Safiatou rencontre des difficultés dues au manque de moyens. Ce qui explique selon elle que les outils que «nous utilisons pour la transformation sont des outils rudimentaires» mais en plus, « iI n’y a pas assez de clients » déplore notre interlocutrice.

Malgré ces difficultés, elle reste optimiste et envisage ouvrir un centre de formation en industrie agroalimentaire.

www.libreinfo.net

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