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Burkina : Production locale du riz et du blé, le président du patronat, Idrissa Nassa s’engage

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Le président du Conseil national du patronat burkinabè, Idrissa Nassa, a décidé de réaliser un investissement test de 200 hectares dans la production locale de riz et de blé, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB). 

Par Nicolas Bazié

Le président du patronat burkinabè par ailleurs PDG de Coris Holding, Idrissa Nassa veut réduire les importations des denrées alimentaires comme le riz et le blé qui coûtent au Burkina Faso, près de 180 milliards de FCFA par an, annonce l’Agence d’information du Burkina (AIB).

« Pour donner l’exemple en tant que président du patronat, j’ai pris l’engagement devant son Excellence Monsieur le Premier ministre, d’investir dans l’agriculture sur 200 hectares», a déclaré samedi 10 décembre 2023, Idrissa Nassa, à l’issue d’un dîner offert par le Premier ministre Apollinaire Kyélem au monde économique.

Selon l’AIB, lors de cette rencontre, le chef du gouvernement burkinabè a expliqué la vision du président de la Transition Ibrahim Traoré visant à réduire les fortes importations de riz et de blé.

Le premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem
Le premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem

Une vision que le président du patronat burkinabè, Idrissa Nassa a épousé avant de demander un accompagnement technique du ministère de l’Agriculture, pour son projet test. Il estime que « si le projet est rentable, les opérateurs économiques vont investir énormément dans le secteur agricole». 

Pour sa part, « le Premier ministre a promis aux hommes d’affaires que l’État achètera en priorité leurs productions pour l’armée, les prisons, les cantines scolaires, avant d’importer au besoin.»

Le Apollinaire Kyélem soutient aussi que «si les chefs d’entreprise investissent dans le secteur agricole, ils deviendront plus riches, car les populations auront suffisamment d’argent pour acheter les produits de leurs autres secteurs d’activité».

À la suite du premier ministre, c’est Blaise Yoda, son conseiller technique en charge du foncier et du développement rural, qui a fait savoir que « les terres seront cédées uniquement aux personnes qui vont les travailler effectivement et pour un bail de 30 ans.»

Blaise Yoda, conseiller technique au premier ministère en charge du foncier et du développement rural
Blaise Yoda, conseiller technique au premier ministère en charge du foncier et du développement rural

Blaise Yoda informe que le Burkina Faso importe par an, respectivement 80 milliards et 100 milliards FCFA de riz et de blé. « Nous avons une consommation moyenne de riz de 50 kg par an et par personne au Burkina Faso», dit-il.

Emblaver un certain nombre de superficies

C’est justement ce que le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré ne veut pas lorsque dans son adresse à la nation, le 11 décembre 2023, il a appelé les populations à s’investir dans l’offensive agricole en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2024.

Le chef de l’Etat a annoncé que « beaucoup d’usines verront le jour pour qu’un certain nombre de produits alimentaires soient produits au Burkina, transformés au Burkina, consommés au Burkina, pourquoi pas exporter ».

« Pour 2023, nous avons lancé l’Initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire et la souveraineté alimentaire. Il s’agit pour nous d’emblaver un certain nombre de superficies, de donner des intrants à des producteurs, des semences améliorées produites par nos chercheurs sur place », a-t-il indiqué.

Le 1er août 2023, après avoir évincé le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba le 30 septembre, le capitaine Ibrahim Traoré avait invité les Burkinabè à révolutionner l’agriculture.

« Il faut révolutionner notre production, il faut révolutionner notre agriculture. On conquiert les terres, on les installé (populations déguerpies, ndlr) et on les aide à produire pour qu’on ne soit pas dépendant de l’extérieur. Nous avons des terres (bien fertiles, ndlr), nous pouvons produire. Donc c’est tout notre combat comme ça», avait-il déclaré sur les ondes de la radio Oméga.

Pour le président du patronat Idrissa Nassa, le secteur privé va accompagner cette «option de développement endogène». Il conclut qu’il n’est pas normal de continuer d’importer tant de vivres, 63 ans après l’indépendance du Burkina Faso.

www.libreinfo.net

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