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Politique: subvention non justifiée des partis, ce que pensent des Ouagalais

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Le 29 février 2024, lors d’une conférence de presse, la Cour des comptes a révélé qu’il y a des partis politiques qui doivent rembourser un demi milliard FCFA à l’État dans le cadre de la subvention pour les élections présidentielle et législatives de 2020. Quatre ans après, c’est toujours le statu-quo. A cet effet, libreinfo.net a recueilli l’avis de certains habitants de Ouagadougou ce vendredi 1er mars 2024.

Par Emilienne Compaoré

Un demi milliard de FCFA. C’est le montant que trois partis subventionnés pour les élections présidentielle et législatives 2020, à savoir « Le Faso Autrement » de Ablassé Ouédraogo, le « Mouvement pour le Changement et la Renaissance » de Tahirou Barry et le « Parti Pacifiste vision du Burkina » de Do Pascal Sessouma doivent à l’État.

Selon Fayçal Compaoré, ces partis politiques doivent obligatoirement se présenter à la Cour des comptes pour justifier leurs subventions « s’ ils n’ont pas pu respecter leurs engagements, ils doivent obligatoirement rembourser l’argent» dit-il.

Ces partis politiques doivent aller justifier ou rembourser l’argent, c’est ce que affirme aussi Ablassé Sedgo. « Si tu prends l’argent de l’État et tu n’arrives pas à faire le bilan de tes différentes dépenses, cela sous-entend que l’argent n’a pas été utilisé à bon escient ».

Il ajoute : « Une subvention est comme un contrat signé entre deux personnes et chaque partie a l’obligation de le respecter. Donc je crois que s’il n’y a pas de justification, l’État doit obligatoirement récupérer l’argent auprès de chaque parti politique mis en cause ».

Assami Conseibo partage le même avis que ses prédécesseurs. Selon lui, « si ces partis politiques n’ont pas pu rendre leurs rapports après la fin des élections jusqu’aujourd’hui, cela signifie qu’ils n’ont pas respecté leur engagement ». 

« L’État doit récupérer l’argent et l’utiliser dans l’achat des armes pour la lutte contre
le terrorisme. S’ils ne remboursent pas, l’État doit saisir certains de leurs biens ou amener les présidents de ces partis au front» indique-t-il.

D’autres par contre pensent que ce n’est pas une bonne idée de demander à ces partis politiques de venir justifier ou de rembourser l’argent.

C’est le cas de Hamidou Diallo. « En ce qui me concerne, l’Etat doit laisser cette affaire d’argent, pour éviter le clivage. On doit chercher à se réconcilier d’abord. Je suis sûr que ces partis politiques n’ont plus cette somme pour venir rembourser. Tout ces problèmes ne font qu’augmenter le terrorisme. Prions d’abord pour la paix» souligne Hamidou Diallo

www.libreinfo.net

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