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Burkina: Des enseignants de Diapaga marchent pour réclamer des solutions urgentes

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Des acteurs de l’Éducation de Diapaga dans la province de la Tapoa, région de l’Est, ont organisé une marche meeting pour appeler à la résolution urgente de leurs préoccupations. La manifestation s’est déroulée à Diapaga le vendredi 26 avril 2024.

Par Soanguipali Coulidiati correspondant dans le Gourma

Plusieurs dizaines d’enseignants ont arpenté les voies de la ville de Diapaga pour réclamer de leur hiérarchie la résolution rapide de leurs problèmes.

Il s’agit de la crise alimentaire, d’autant plus que la ville de Diapaga est sous blocus depuis plusieurs mois. Cela empêche l’approvisionnement de la ville en denrées alimentaires.

«Aujourd’hui il est quasiment impossible de trouver des vivres dans la ville de Diapaga, nonobstant le passage récent du convoi de ravitaillement. Tous les acteurs font face à une crise alimentaire délétère» expliquent-ils

De plus, les animateurs communautaires recrutés pour pallier au déficit d’enseignants ne sont pas payés depuis le début de l’année scolaire 2023-2024.

En effet,«depuis janvier 2024, aucun professeur communautaire n’a touché un seul centime de sa paye, en dépit de la vie extrêmement chère que nous menons ici à Diapaga, une vie dans laquelle même ceux qui perçoivent régulièrement leur salaire ne s’en sortent pas»

Les enseignants disent être préoccupés par les anciennes pratiques dans la désignation des acteurs des examens et concours scolaires qui auront lieu bientôt et qui ne sont pas équitables: «Nous avons aussi la participation aux examens scolaires. Explicitement parlant, les années antérieures, nous avons remarqué avec désolation le choix de certains examinateurs.»

Par ailleurs, la dernière préoccupation pour laquelle les acteurs de l’éducation de la Tapoa sont en grève est leur retour à Fada N’Gourma et la participation aux examens et concours directs et  professionnels de la session de 2024.

«Le retardement de notre venue nous oblige à nous inquiéter pour notre retour car nous avons assisté déjà assisté impuissant à ce problème l’an passé» .

Plusieurs acteurs candidats aux concours directs et professionnels de la fonction publique n’ont pas pu composer l’année dernière. Les manifestants du jour redoutent le même scénario cette année.

«La majorité d’entre nous doit composer et en cas de manque ou de retardement de déplacement du personnel, cela impactera négativement notre avenir.»

Au regard de ces défis, les acteurs de l’éducation de la Tapoa proposent aux autorités la résolution rapide de la crise alimentaire en collaborant avec les services sociaux locaux, les arriérés de salaires des professeurs communautaires doivent être réglés sans délai.

A cela, ils ajoutent la garantie de l’équité dans la sélection des examinateurs, la facilitation  du retour du personnel à la fin de l’année scolaire, notamment en assurant leur participation aux concours professionnels.

www.libreinfo.net

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