Accueil Culture Calendrier kamit : «Il nous faut adopter cette procédure jusqu’à ce que...

Calendrier kamit : «Il nous faut adopter cette procédure jusqu’à ce que tout le monde joue le jeu» (Lianhoué Imotep Bayala)

Le 19 juillet prochain correspond au nouvel an du calendrier kamit soit, au 1er jour du premier mois de l’an 6256. Ce calendrier originaire d’Égypte antique est le plus anciens des différents calendriers connus. Dans ce calendrier, l’année est divisée en tois saisons(Akhet, Shemu et Peret), compte 365 jours et 12 mois. Aussi, la journée compte 24 heures. C’est l’ancêtre du calendrier grégorien. Le mouvement panafricain “deux heures pour Kamita” qui célébrait le nouvel an kamit depuis trois ans sous forme d’université d’été, a choisi pour cette quatrième année d’accentuer la célébration au delà des universités.

Le mouvement “deux heures pour Kamita” est un mouvement panafricain créé par des jeunes étudiants à l’Université Joseph Ki Zerbo.
La réhabilitation de l’homme noir au coeur de ses racines et la revalorisation de la civilisation négro-africaine sont les missions essentielles que ces étudiants se sont assignés depuis plus de 6 ans. Ce mouvement est un cadre d’expression qui anime des débats tous les jours ouvrables de la semaine au sein de l’Université Joseph Ki Zerbo. “conscientisation, mobilisation, action” est la devise de ces jeunes étudiants intrépides qui défient l’ordre des choses sur le continent Africain construit depuis la colonisation sur des bases de la civilisation occidentale. Pour Lianhoué Imotep Bayala et ses camarades, il n’est pas question de laisser les valeurs des civilisations d’ailleurs prendre le pas sur la civilisation négro-africaine sur le sol africain.

Dans une conférence de presse animée au sein de l’Université Joseph Ki Zerbo ce mercredi 17 juillet 2019, soit le 29 Mesourt- Ra 6255 du calendrier kamit, “deux heures pour Kamita ” a tenu à inviter l’ensemble des burkinabè et des africains à célèbrer le nouvel an kamit qui tombe sur ce 19 juillet 2019 du calendrier grégorien.

Comme l’affirme Lianhoué Imotep Bayala, secrétaire général du mouvement, « l’homme africain est condamné à assumer son histoire ».
« L’homme africain a aujourd’hui l’impérieuse obligation de s’installer au coeur de sa propre histoire, de l’accepter et de l’assumer comme le font tous les peuples d’ailleurs, et cela passe forcement par une réappropriation des symboles clés de l’histoire nègre », a-t-il déclaré.

Lianhoué Imotep Bayala(milieu), secrétaire général du mouvement et ses camarades pendant la conférence de presse

Pour le mouvement, ce calendrier devrait être institué dans tous les pays africains. « C’est quelque chose de suffisamment précieux. Il a été démontré que le calendrier Kamit est plus anciens que le calendrier grégorien. Il a aussi été démontré que le calendrier grégorien tire ses origines du calendrier Kamit. Il a existé 4235 ans avant Jésus-Christ. Ainsi, à ce jour, le cadre “deux pour Kamita” invite chaque burkinabè et au delà, chaque citoyen africain, à observer et à célébrer le nouvel an kamit ce vendredi 19 juillet 2019 correspondant au 1er jour du premier mois de la saison “Akhet” de l’année 6256 » a-t-il poursuivi.

Le cadre d’expression deux heures pour Kamita qui célèbre le nouvel an du calendrier Kamit depuis bientôt quatre ans, a choisi pour cette année d’accentuer la célébration de cet évènement au sein des différentes couches sociales.

Il sera organisé au sein de l’Université Joseph Ki Zerbo, une conférence publique sur le thème : « Quelle place pour la célébration du nouvel an Kamit dans les consciences africaines». Des prestations d’artistes seront également au menu de cette célébration avec la participation des Artistes comme Floby et Frère Mahlcom.« Notre vœu le plus cher, c’est d’inviter les africains où qu’ils soient à célébrer l’an 6255 du calendrier kamit. Des voies alternatives et meilleures existent pour l’Afrique. Il ne tient qu’à nous de les identifier, de les emprunter et d’assumer fermement cette posture nouvelle jusqu’à ce que tout le monde joue le même jeu »,  a conclu Lianhoué Imotep Bayala pour qui tout le rêve, est de voir les africains dans leur ensemble adopter cet instrument de repère du temps.«A ce propos, des entretiens avec le gouvernement burkinabè sont en cours», a-t-il assuré.

Nourdine Conseibo

www.libreinfo.net

Commenter

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
21 × 5 =