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Situation nationale : “Il faut un duo exécutif composé du Chef de l’État et du Chef de file de l’opposition”(Kalifara Sere)

Kalifara Sere,Enseignant et chercheur en gouvernance locale et processus de décentralisation, Président du Think Tank Groupe Africain francophone d’Intelligence Prospective sur la Décentralisation (GAIPDEC)/libreinfo.net

L’invité de la rédaction Libreinfo.net est un Administrateur Civil de métier ayant occupé des responsabilités au niveau territorial comme au niveau central, il fut Secrétaire général du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation. Il est à ce jour Enseignant et chercheur en gouvernance locale et processus de décentralisation, Président du Think Tank Groupe Africain francophone d’Intelligence Prospective sur la Décentralisation (GAIPDEC). Ce n’est pas tout, Kalifara Sere est aussi Consultant en Gouvernance, Développement Institutionnel et Intelligence stratégique et Directeur Général de l’Agence Flanso Consulting. C’est à cœur ouvert qu’il s’est entretenu avec la rédaction de Libreinfo.net sur le dialogue politique en cours, l’organisation des élections de 2020 dans le contexte d’insécurité et la réconciliation nationale.

Libreinfo.net: Le président du Faso Roch Kaboré a donné le ton du dialogue politique le 15 juillet dernier, que pensez-vous de ce dialogue ?

Kalifara Sere(KS): C’est déjà un début de frémissement vers la perception et la prise en compte de l’inébranlable réalité. A ce titre on peut féliciter les acteurs qui ont convenu de ce forum spécial. Cependant des quelques éléments qui transparaissent de la lettre d’invitation tombée dans le domaine public, force est de constater les limites intrinsèques de ce « dialogue politique national ».
Primo : il s’agit d’un dialogue politique entre les deux composantes de l’establishment politique national, donc un entre soi forcément non inclusif des autres forces publiques non inscrites sur l’échiquier électoral et ayant un apport contributif substantiel au débat et à la modélisation de la vie politiques.
Secundo : si le dialogue est national, alors il conviendrait d’adjoindre aux entrepreneurs et promoteurs politiques les forces représentatives du territoire (communautés et collectivités territoriales). Il est une grave erreur que de considérer que les partis politiques ont leurs représentants au sein des territoires car la guerre et les risques inhérents à l’intégrité territoriale et la cohésion interterritoriale impliquent une approche et des paradigmes spécifiques à nos territoires.
Tertio : L’ordre du jour et l’agenda de travail qui en découlent, pose fortement problème. Le premier point consacré à la plateforme élections de 2020 semble être le premier conducteur du dialogue. Après avoir vidé les sous points constitutifs de l’agenda 2020, les participants sur un deuxième point constitué pêle-mêle de sécurité, de réconciliation nationale, de cohésion sociale et de civisme. Ce point brinquebalant révèle toute la confusion et les amalgames qui entourent ce dialogue politique national.
Au total, ce dialogue mise sur un consensus-compromis autour du processus électoral ; lequel consensus devrait servir de potion magique pour régler des problématiques aussi prégnantes que la sécurité, la réconciliation nationale et la cohésion sociale etc…
Pour conclure mon propos sur ce sujet je voudrais rappeler le schéma que je propose depuis deux années : je vous la résume. Nous n’avons à ce stade de l’évolution socio-militaro-politique de notre pays que le choix de faire de la guerre le socle pour refonder une nation forte unie et prospère. C’est un schéma inspiré de l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale et sous le leadership de CHURCHILL. Il implique la mise en place d’un duo exécutif composé du Chef de l’État et du Chef de file de l’opposition. Ces deux personnalités co- dirigent l’État en guerre (je sens les imbéciles politiques bondir d’indignation !). Ils mettent en place :
– un conseil national de guerre (composé des deux co dirigeants, du président et des vices présidents de l’Assemblée Nationale) chargé d’assurer l’orientation stratégique de la guerre et suggérer les réformes militaires indispensables et délivrer les ordres à la hiérarchie militaire (le Conseil national de défense et sécurité lui tient lieu de secrétariat technique) ;
– un conseil national de la cohésion sociale (composé des représentants des communautés, des collectivités territoriales et des responsables tradi institutionnels et religieux) est chargé de la mise en œuvre de la politique nationale de cohésion sociale adoptée par l’Assemblée Nationale ;
-un conseil de coordination territoriale (composé des Gouverneurs de régions et des présidents de conseils de collectivités) a la charge de l’opérationnalisation de la défense civile y compris la mise en œuvre du programme des activités civilo militaire, la conscription et la mobilisation générales, la mise en place d’unités artisanales et semi industrielles de défense passive et active.
Dans ce schéma, les prérogatives de la Représentation nationale sont renforcées à travers un contrôle sur l’ensemble du champ d’activités nouvelles. Enfin, les tâches supra managériales de l’Etat sont assurées par un gouvernement de combat, de sauvegarde et d’essor national.
Ne me rétorquez pas que tout cela va coûter excessivement cher ; il n’en est rien ! Vous aurez compris que ces nouveaux organes et instances dissolvent une multitude de structures cosmétiques qui parasitent actuellement le paysage institutionnel.

Libreinfo.net : Vous êtes administrateur civil, ancien secrétaire général du ministère de l’administration territoriale, ministère en charge des organisations des élections. Aujourd’hui, il y’a des burkinabè qui craignent pour la tenue des scrutins de 2020, pour ce que vous savez d’une organisation d’élection et la réalité sur le terrain par rapport au terrorisme, est-ce que vous êtes inquiet ?

KS :Ma réponse à cette question ne se fonde pas sur la réalité du terrorisme et son emprise réelle ou sur qualifiée sur des zones entières de notre territoire national, mais sur la dynamique interne négative auto entretenue par les hommes politiques en général et la classe dirigeante en particulier.
Je ne crois absolument pas en la tenue des élections de 2020 dans le cadre d’un agenda électoral ordinaire.
L’année 2020 sonne aux oreilles des rentiers et professionnels de l’artisanat d’art électoral comme une quinte juste, mais la réalité contredit l’illusion d’optique que constitue l’horizon à la fois si proche et si lointain de 2020.
Comme toute illusion d’optique, l’échéance électorale 2020 révèle d’abord et avant tout une fixation maladive et déshonorante sur la poursuite inexorable d’un processus démocratique en faux semblant. L’illusion électorale repose aussi sur des paradoxes visuels et cognitifs, des ambivalences-ambiguïtés, des distorsions par rapport aux priorités et aux préoccupations des populations.
Si l’homo politicus burkinabè perçoit 2020 comme un horizon exceptionnel devant reconduire les personnels politiques et affidés dans leurs privilèges et jeux de rôles, la majorité des burkinabè s’interroge plutôt sur les lendemains incertains. Pour les populations du Sahel il est un truisme de dire que les élections constituent le benjamin des préoccupations. Je passe sous silence l’affliction quotidienne des populations réfugiées, hagardes auxquelles on n’offre aucune réponse.
Suis-je inquiet, avez-vous demandé ? Ma réponse est NON. En effet, je suis profondément convaincu que les élections de 2020 ne se tiendront pas dans les conditions officielles prévues. Le peuple burkinabè imposera son calendrier aux gouvernants et aux hommes politiques en général.

LI : Est-ce qu’on ne risque pas aussi d’assister à une élection sur une partie du territoire ?

KS : Ce scénario à la malienne semble être dans l’agenda des gouvernants. Dans cette logique de s’inspirer du « modèle malien », il convient de parvenir à une révision constitutionnelle statuant sur le principe d’élections symboliques parcellaires à valeur d’élections générales sur des parties du territoire national au nom des contraintes de sécurité.
Ainsi, un quantum de bureau de vote servirait à valider une non élection sur tout ou partie du territoire… et la démocratie est sauve.
Mais il faut d’ores et déjà prévenir les architectes de l’absurde que le Mali n’est pas le Burkina Faso. Le Mali, qui n’est plus qu’un simili-État était en enfer, il a été hissé et laissé juste aux abords de l’enfer. Le Burkina glisse inexorablement vers l’enfer ! Je ne joue pas les Cassandre ; c’est la stricte réalité.
Le Mali dont les dirigeants n’existent plus que pour organiser « des élections périodiques» a validé un schéma de redistribution horizontale des richesses qui impliquent aussi bien les hommes politique, les groupes armées, les terroristes et tous les animateurs des milieux interlopes que puisse compter un pays.
Le Burkina devra sérieusement revisiter son schéma re distributif afin que toutes les parties prenantes à la décomposition du pays soient rétribuées à hauteur de leurs efforts. Une guerre mieux assumée semble être une meilleure de sortie.
Pour me résumer je sens que la tentation de la facilité (élections saupoudrées) fait partie des fantasmes des gouvernants, mais il convient de faire très attention à la surchauffe que cette pantalonnade pourrait engendrer (avec des conséquences non prévisibles ni mesurables).
Alors, plutôt que de s’engager dans une fuite en avant sans issue, il faut courageusement assumer les problématiques actuelles de notre pays et les résoudre par des mesures de résilience. Les burkinabè (de l’intérieur comme de l’extérieur) ne sont pas obsédés par les élections ; le seul primat identifié par eux c’est la victoire éclatante sur la violation de notre intégrité territoriale et la mise à mal de la concorde nationale.

LI : Que pensez-vous de l’État d’urgence décrété le 31 décembre 2018 et prorogé ?

KS : Je fais partie de ceux qui depuis 2017 en appelaient à l’instauration de l’état d’urgence. Plusieurs de mes communications et publications peuvent en attester. En fin 2017, j’étais même allé plus loin en préconisant un régime d’exception mixte comportant :L’état de siège (comportant en plus des effets connus de l’état d’urgence la primauté de l’Armée dans l’administration et la gestion de la sécurité publique, la substitution des tribunaux militaires aux tribunaux civils, la déclaration de mobilisation générale etc…) dans les régions de l’Est et du Sahel et dans la moitié nord-ouest de la Boucle du Mouhoun ;
L’état d’urgence dans toutes les provinces frontalières et dans la ville de Ouagadougou.
C’est dire que j’ai été quelque peu soulagé par le simple fait de sortir l’état d’urgence d’une sorte de tabou national.
Mais l’état d’urgence ne peut prospérer que dans un État fort et stratège. Dans un état vulnérable et prostré, l’état d’urgence peut ne produire à terme aucun effet substantiel car tout en entravant la liberté d’aller et venir des populations, il ne permettrait nullement d’éradiquer les mouvements intempestifs des groupes terroristes.
Il y’a donc un effort de refondation des soubassements de l’État au niveau central (Armée nationale singulièrement) et surtout au niveau déconcentré.

LI : Vous n’êtes pas militaire, d’où tirez-vous ces stratégies ?

KS : Depuis l’Université, je suis un grand passionné des classiques en matière d’historiographie militaire et d’art de la guerre. Je suis familier de l’univers, des pensées et théories fondamentales décrits notamment par Thucydide, Sun Tzu, Machiavel, von Clausewitz ou Chaliand.
Mes préférences en matière d’hommes de guerre et de conceptions militaires, vont à Sun Tzu, Patton, Rommel et surtout Hô Chi Minh et Giap.
La stratégie militaire n’est pas réservée aux seuls officiers supérieurs et généraux mais elle relève de leur domaine de prédilection. Cependant, les militaires doivent s’inspirer des grands penseurs sur la guerre, des profanes avisés, du vécu militaire local et enfin de l’historicité propre à nos forces armées.
Quand je préconise de revisiter totalement le découpage en régions militaires pour privilégier aujourd’hui des états-majors de zones au cœur des zones d’agressions et de vulnérabilité, cela relève du simple bon sens d’un administrateur qui parcourt régulièrement tout le territoire national. Quand je suggère que le Burkina se dote au moins d’une cinquantaine de généraux en « régularisant simplement et sans incidence financière les colonels majors, cela relève encore du solide bon sens et du management basique des hommes. Quand je propose au titre de la réforme de l’Armée une opération préalable de purification, je ne fais que me fonder sur les pratiques spirituelles et psychologiques pratiquées par toutes les grandes armées du monde. Concernant l’Armée burkinabè, il est évident qu’elle a traversé des turpitudes qu’il convient d’exorciser. En effet, une partie de cette Armée a été dévoyée dans des missions mercenaires au travers de guerres injustes menées contre des peuples justes dont les malédictions peuvent rejaillir sur notre peuple. A défaut de châtiments pour les fautifs, il faut purifier toute l’institution par des offices spirituels musulmans, chrétiens et animistes. Tout cela participera à décupler la puissance de nos soldats. De même si les américains, les européens, les chinois et les russes font bénir chaque arme qu’il intègre dans leur arsenal, il nous incombe de respecter les mêmes diligences psycho spirituelles.

LI : vous êtes d’accord avec Dr Rassablega Ouédraogo qui pense qu’il faut revoir la cartographie des garnisons ?

KS : Les idées de mon ami et jeune frère Rassablaga Ouédraogo sont le plus souvent compatibles avec les miennes. Je profite adresser à ce précieux jeune homme (un concentré de Sankara, de KI Zerbo et de Samir Amin), mes encouragements dans ses activités de radioscopie de la nation burkinabè.
Concernant la cartographie des garnisons dans notre pays, ses observations sont parfaitement justifiées et tout le monde se rend compte aujourd’hui à quel point cette cartographie est anachronique, inefficace et anxiogène.
Au-delà des garnisons, c’est toute la cartographie de notre système de défense et de sécurité intérieure qu’il faut revoir avec en point d’orgue une nouvelle approche territoriale de la défense et de la sécurité. Peut-on justifier par exemple le fait qu’en 1970 la Haute Volta avait pré positionné un bataillon à Djibo localité et que nous avons, depuis, démantelé cette tête de pont ? Ce sont là des questionnements implacables qui ne peuvent être étouffés par de prétendues élites militaro technocratiques.

LI : est-ce que, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas aux affaires que vous trouvez les solutions aussi simples ?

KS : Oui, peut-être. Il peut y avoir dans ce pays un problème récurrent de position et de posture. Tout semble indiquer qu’au sein de l’État, l’on est plutôt enclin à la cécité ou en tout cas à la mal voyance. Je compte des amis d’une grande qualité morale et intellectuelle qui, parce que parvenus « aux affaires » sont méconnaissables en termes d’inspiration et d’intelligence stratégique et prospective. J’ai été longtemps intrigué par ce phénomène « d’incompétence d’immersion » (suivant ce phénomène, même si vous ressuscitez Einstein pour l’intégrer dans notre gouvernement, il sera happé par une inertie et une incompétence d’environnement).
Cela semble relever du para normal, mais si vous prenez les qualités intrinsèques des dirigeants, la longévité dans les sphères de pouvoirs pour certains d’entre eux, vous êtes hébété par la piètre qualité du pilotage de l’État qui au demeurant est en deçà de celle du premier gouvernement de Haute Volta.
L’état de l’insécurité généralisée n’est pas une circonstance atténuante, mais aggravante, l’état de guerre amplifie les capacités humaines. Au Burkina, nos dirigeants ne savent toujours pas si nous sommes en guerre ou sous tentative de déstabilisation.
Je vous réponds donc en souhaitant que nos gouvernants trouvent l’inspiration qui génère des solutions simples, efficaces et pragmatiques. Je forme surtout le vœu que le gouvernement burkinabè n’abandonne plus jamais son monopole focal de gouvernance (sa maitrise d’ouvrage sur la gouvernance nationale). Il devra désinstaller ses logiciels surannés qui dent infertile afin d’ouvrir une nouvelle page de gestion de la res publica.

LI: La modification du code pénal, contre les publications sur les scènes de crimes, n’est-elle pas aussi une solution que le gouvernement apporte encore contre le terrorisme ?

KS : L’état d’urgence implique des restrictions notamment en matière de production et de diffusion de l’information. Donc à priori l’on peut comprendre les velléités de monitoring plus étroit sur la presse en général et les moyens et supports de production de l’information en particulier. Cependant, en la matière, il existe une nombreuse jurisprudence aussi bien en France qu’en Algérie. En France par exemple le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’État sont fréquemment intervenus pour statuer sur des pré requis en matière de conservation des droits fondamentaux dans un contexte de réductions de certains droits. La relecture au pas de course du code pénal présente des failles manifestes qui illustrent la précipitation et l’impréparation. Certaines dispositions présentent un risque d’inapplicabilité évident et dommageable. Par ailleurs, le législateur semble avoir voulu régler un faux problème en créant un nouveau vrai problème. En effet, cette révision ambitionne naïvement d’éradiquer les publications dites « démoralisantes » sur les réseaux sociaux et certains supports médias. En vérité, ce code pénal ne réussira qu’à crisper inutilement l’action de la presse nationale sans avoir aucune emprises ni sur les presses souterraines, ni sur les presses internationales.

LI : Quelle est votre formule de réconciliation pour le Burkina ?

KS: Ma formule relève de l’approche systémique et implique une planification stratégique et opérationnelle de la cohésion sociale comme but ultime de fondation d’un État-Nation.
Il faut éviter les confusions et/ou amalgames en distinguant :
– les outcomes (aboutissements souhaités sans variables négatives non maitrisables) en l’occurrence il s’agit de redonner à notre pays la quiétude et un vivre ensemble connu et reconnu depuis les débuts de la colonie de Haute Volta. IL s’agit ici d’atteindre la réconciliation et la concorde nationales ;
-les outputs ou extrants constitutifs d’un État en voie de Nation. Au titre de ces outputs, on peut citer de façon non exhaustive : l’inclusion sociale, l’intégration inter ethnique, l’intégration économique, l’équité et la non-discrimination, les résiliences sociales, l’existence d’institutions représentatives de l’État social, des schémas pro cohésion de redistribution des richesses etc.
-enfin les inputs ou intrants : la vérité pré suppose une confiance globale renouvelée et fortifiée. Cette confiance repose systématiquement sur la vérité et circonstancielle ment sur la justice (il faut noter que la seule vérité peut dispenser d’administrer la justice par l’absolution donnée par les victimes aux bourreaux). La justice est un input important et essentiel, mais extrêmement difficile à opérationnaliser dans un État en faillite pluri dimensionnelle.
Nous sommes dans une situation de passifs successifs non consolidés. Chaque système politique implémenté, chaque génération d’hommes politiques ont généré des catégories particulières de problèmes dont l’empilement a créé des fractures de plus en plus béantes.
Pour moi, il est absolument indispensable que tous ceux qui ont engendré un tort massif (crimes économiques, crimes contre les futures générations …) ou des torts majeurs à des groupes de familles puissent dans un élan de catharsis dire la vraie vérité. Si cette catharsis est effective, j’incline à parodier Tolstoï qui déclarait: « la vérité est la fin du jugement ».

Propos recueillis par :

Albert Nagreogo et

Nouredine Conseibo
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