Accueil Economie CHARBON FIN : « Le ministère n’est ni de près, ni de...

CHARBON FIN : « Le ministère n’est ni de près, ni de loin mêlé à …une fraude ou pillage » (Ministre)

L’affaire de l’exportation d’une cargaison de “charbon fin” par la société minière IAM GOLD Essakane S.A, qui a été saisie le 30 décembre 2018 par la Brigade anti-fraude de l’or, avait fait la Une des médias d’investigation du Burkina et sur la toile. Accusé dans ce dossier dit de « charbon fin », le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani, a tenu à apporter des éclaircissements ce 3 mai 2019 à cette affaire qui a connu un nouveau rebond.

Pour le nouvel épisode lié á l’affaire de « charbon fin » de la société minière IAM GOLD Essakane S.A, le ministre en charge des mines a affimé que le ministère n’est ni de près, ni de loin mêlé à une quelconque fraude ou pillage des ressources minières du pays. Pour lever tout équivoque sur ce « dossier Charbon fin », le patron des mines a confié qu’il fera recours à un cabinet d’expertise indépendant de notoriété reconnue et choisi concensuellement pour apporter la transparence et mettre fin à cette polémique.

Et si la société minière IAM GOLD Essakane S.A est reconnue coupable d’infraction, elle court une amende de 5, 200 milliards de francs CFA, a déclaré le ministre en charge des mines.

L’affaire remonte au 29 août 2018, selon le ministre Idani, date à laquelle la société minière IAM GOLD Essakane S.A demandait à son département une autorisation d’exporter du charbon fin au Canada pour le traitement. Le 10 mai dernier, le ministère des mines et des carrières a marqué son accord pour l’exportation de ces résidus miniers en demandant à Essakane de fournir des informations sur les échantillons et les dates de pesée et de colisage. La même correspondance du ministère des mines et des carrières précisait qu’une autorisation de sortie sera délivrée et qu’une conciliation des quantités et des valeurs sera faite après les résultats du traitement final du minerai au Canada.

600 échantillons du minerai ont été analysés par ladite société minière et les quantités d’or fin ont été estimées à 304,273 kilogrammes, tandis que celle d’argent étaient à 135,891 kilogrammes. Les techniciens du bureau des mines et de la géologie du Burkina ont participé à ces pesées et au colisage. La valeur totale de ces métaux est estimée à 7 128 620 297 de francs CFA.

C’est sur cette base que l’accord final du ministère est donné le 14 décembre 2018. Après cela, une autorisation d’exportation de ce charbon fin du ministre en charge des mines, du directeur général des douanes, a été donnée le 18 décembre 2018. C’est au cours de l’acheminement sur instruction du procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou, que la cargaison a fait l’objet de saisie à Bobo Dioulasso par la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

Après investigation, la BNAF a conclu dans un rapport datant du 4 janvier 2019, transmis au procureur, l’absence d’infraction de fraude à la commercialisation de l’or et des autres substance précieuses, selon le ministre. Suite à ce rapport, le procureur a commis deux consultants de compétence chimiste et douanière pour investiguer. Ils ont déposé leurs rapports que le procureur n’a pas encore porté à la connaissance du ministre des mines et des carrières.

Pour Oumarou Idani, ce sont ces deux rapports des consultants qui créent actuellement la polémique au sein des médias et des organisations de la société civile.
Le ministre dit regretter que le contenu des rapports des consultants sensés éclairer le procureur dans la conduite d’un dossier soit déjà interprété dans le sens de “condamner de manière précoce l’administration minière et les gouvernants”.

Siébou Kansié
Libreinfo.net