Home Politique Kadré à Bobo Dioulasso: La dissidence va t-elle commencer à Sya?

Kadré à Bobo Dioulasso: La dissidence va t-elle commencer à Sya?

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Kadré Désiré Ouédraogo (KDO) sera candidat à la présidentielle de 2020. L’information est donnée par lui-même dans une adresse le 16 février 2019 à Bobo devant de milliers de sympathisants et porteurs de cette initiative.

Un discours déjà aux couleurs électorales

Dans un style électoral, Kadré Désiré Ouédraogo a lâché ceci à l’entame de son discours : « Oui, Bobo, je te salue, et à travers toi, mon peuple, dans sa diversité ethnique, culturelle et religieuse, mais qui ne fait qu’un ». Comme dans un exercice de précampagne s’il en existe, KDO n’a pas raté l’occasion qui lui est donnée pour dévoiler ses ambitions, sinon, celles de ceux qui veulent le porter à la magistrature suprême . Ils l’ont voulu et ce fut. « Mon engagement avec vous est total et je vous demande à tous de m’accompagner », a affirmé le futur prétendant du palais de Kosyam. « Oui, je lance un appel à tous à la mobilisation au service de notre pays. Quant à moi je resterai humblement dans l’écoute de notre pays, de ses habitants dans ses régions et ses bourgades, pour continuer à apprendre, afin de contribuer à transformer, à modifier ce qui doit l’être, pour placer notre pays sur le chemin de l’émergence », a-t-il poursuivi.

Le « Messie » a entendu le cri de cœur de son « peuple »

« Oui, les messages et les appels répétés ici ou discrètement transmis et qui émanent de toutes les couches socio-professionnelles du Burkina, je les ai entendus, médités et analysés. Ils traduisent tous un profond désir de changement, un profond attachement à notre pays, et une détermination sans faille à le servir avec dévouement et désintéressement », ainsi réagissait KDO, que nous surnommons le « Messie », à l’appel de ‘’son peuple’’.

Tout est maintenant sans équivoque « Oui, si Dieu me prête vie, je suis prêt, le moment venu, à être votre candidat aux élections présidentielles de 2020, ainsi que celui des hommes et des femmes et des partis politiques partageant les mêmes idéaux », a-t-il confirmé.
Et pour que quelle raison ? KDO se veut plus précis « La raison profonde de mon engagement, c’est mon profond amour et respect pour ce pays et le sentiment que c’est un devoir pour chacun de ses fils et filles de contribuer au maximum de ses capacités, à son essor et à son progrès, car ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons à notre pays et ce n’est que justice que nous nous acquittions de cette dette envers lui, surtout dans les situations difficiles comme celle que nous vivons. Je mesure la complexité et l’immensité des défis auxquels nous sommes confrontés. Mais personne ne viendra les résoudre à notre place, et c’est une responsabilité historique pour notre génération que de redresser la situation et céder aux jeunes générations un pays uni, apaisé, assaini et résolument tourné vers le progrès », a précisé le désormais candidat à la présidentielle.

Une rencontre historique il l’a dit, et se veut très reconnaissant aux initiateurs « Merci aux porteurs d’initiatives pour leur vision, leur courage, leur détermination à servir le Burkina Faso. Merci à eux pour les mots aimables prononcés à l’endroit de ma modeste personne. J’ai eu parfois en les écoutant, le sentiment qu’il ne s’agissait pas de moi, mais d’une personne sortie de leurs rêves et de leurs souhaits. Cependant, leur appréciation m’honore et m’oblige à tout mettre en œuvre pour ne pas les décevoir ».

Il faut sauver le Burkina Faso

Notre pays traverse une situation politique, économique et sociale difficile.
Par de nombreuses erreurs ou fautes commises délibérément ou non et dont nous sommes tous responsables (encore que certains soient plus responsables que d’autres), par nos actions individuelles et collectives, nos paroles et comportements, et souvent par notre silence complice, notre pays le Burkina est dans une situation inacceptable dont il convient de sortir au plus vite si nous voulons réserver aux générations futures le pays de paix , de bravoure, d’honneur et d’entente que nous ont légué nos ancêtres.
A ce climat social en effervescence, s’est greffé ces dernières années le phénomène du terrorisme qui met à mal la paix et la sécurité des paisibles habitants, menace l’intégrité territoriale et compromet gravement le développement économique dans une grande partie du territoire national.

Sur le plan économique, la saine gestion des ressources naturelles, ainsi que la rigueur dans la gestion des ressources financières et du patrimoine national, pourtant indispensable à un développement digne de ce nom, sont gravement compromis par l’insouciance, l’incompétence, voir le mépris de la chose publique, ouvrant la voie à une course effrénée au profit et au gain faciles dans laquelle les plus faibles sont piétinés par les plus forts.
Si l’on ajoute à tout cela le manque d’infrastructures scolaires, de santé, de routes, d’électricité et d’eau, l’on comprend la difficulté d’assurer le progrès économique dans un environnement si peu propice, d’où la nécessité d’une action plus décisive et novatrice.

Sans minimiser ni ignorer les efforts déployés à ce jour par le gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du moment, force est de reconnaître que notre cher pays le Burkina Faso est à la croisée des chemins dans son évolution politique et sociale. Certains chemins peuvent nous conduire à une impasse lourde de dangers. D’autres chemins peuvent assurément nous conduire vers le progrès et la paix, dans une unité nationale retrouvée et renforcée.

Les nombreux défis non encore relevés auxquels fait face le Burkina Faso font craindre le pire à tous les citoyens conscients et les hommes et femmes animés d’un profond désir de voir notre pays éviter les écueils qui malheureusement s’accumulent chaque jour sur notre route.
C’est pourquoi des initiatives démocratiques et républicaines s’avèrent nécessaires pour fédérer les efforts des hommes et femmes de bonne volonté, jeunes et vieux, en vue de stabiliser, d’apaiser, la situation et, par une action décisive et un changement radical de mentalités et de comportements, faire retrouver au pays les valeurs qui l’ont toujours caractérisé : le travail, la discipline, l’intégrité, la solidarité et la justice.

Ce qu’ il faut pour remettre le Burkina sur les rails 

Sur la base de ces principes, une véritable action politique et sociale doit être engagée pour faire face résolument aux défis du moment en se basant sur les piliers suivants qui sont le fondement même et la condition du succès :
– Favoriser la réconciliation nationale
– Assurer le respect des droits humains et des libertés
– Restaurer l’autorité de l’Etat
– Assurer la défense de l’intégrité territoriale du pays, la sécurité de ses habitants et de leurs biens
– Assurer une justice indépendante et accessible à tous
– Engager la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite
– Repenser l’éducation et la formation en orientant en priorité les moyens vers l’enseignement et la recherche
– Revoir le système de santé pour garantir à tous l’accès à des soins de qualité
– Promouvoir une agriculture performante dans un environnement durable
– Veiller à l’édification d’infrastructures institutionnelles et physiques dans tous les domaines en insistant sur l’énergie, les transports et communication, afin de soutenir l’industrie et le commerce
– Favoriser l’essor de l’économie numérique et une meilleure connexion au monde par les nouvelles techniques d’information et de communication
– Réorganiser la fonction publique et assurer l’efficacité du service public
– Veiller à une gestion transparente des biens publics et une rigueur sans faille dans la gestion financière et comptable de l’Etat et ses démembrements.
– Instaurer un environnement macro-économique propice à l’investissement et à l’épargne
– Donner les moyens nécessaires aux forces de défense et de sécurité pour garantir efficacement l’intégrité territoriale du pays ainsi que la protection des personnes et des biens
– S’engager résolument dans les stratégies d’intégration régionales en exigeant l’application par tous des décisions en la matière.
Nous le pouvons si nous avons un Etat fort, capable d’assurer la primauté du droit et la protection de chacun par une justice indépendante, impartiale et équitable, accessible à tous. Nous le pouvons si nous instaurons une gouvernance qui redonne confiance au citoyen et si nous dépolitisons l’administration publique pour la mettre au service du seul intérêt supérieur de la nation.

Nous le pouvons si nous replaçons notre jeunesse au cœur du moteur de la transformation sociale en lui donnant la formation, l’éducation et les emplois nécessaires à sa participation à l’œuvre de construction nationale.
Nous le pouvons si nous instaurons un dialogue ouvert et sincère avec toutes les forces vives de notre pays pour faire émerger des solutions qui soient des compromis acceptables pour tous.

Nous le pouvons si nous sommes capables de beaucoup de solidarité entre nous et favorisons la pleine participation des femmes grâce à une véritable libération culturelle et économique.
Mais nous le pourrons surtout si nous nous mettons résolument au travail, chacun exerçant sans faille les responsabilités qui sont les siennes, car seul le travail acharné, méthodique, dans la discipline et la rigueur et la probité, peut sortir notre pays de l’ornière. Je les invite à se regrouper, à s’organiser et à engager le combat pour que ces idéaux soient portés et défendus aux cours des consultations électorales de 2020.

En rappel, c’est en novembre 2018 qu’un mouvement sous le nom « Initiative Kadré Désiré Ouédraogo » avait émis le besoin de sa candidature qui sera soutenue par le mouvement pour la candidature et l’élection de KDO.

Siébou Kansié
Libreinfo.net

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