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[Interview]«Les hôpitaux de la CAN 2023 sont dotés de vidéochirurgie», Adama Thiombiano, Directeur général de Tym Medical

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Grande société de distribution d’équipements biomédicaux présente en Côte d’Ivoire, Tym Medical est devenu, depuis des années, un fournisseur d’équipements de pointe des hôpitaux et laboratoires du pays. Représentante de plusieurs grandes marques mondiales d’équipements biomédicaux, la société Tym Medical apporte son expertise dans plusieurs autres pays de la sous-région. Elle a ainsi ouvert récemment Medic Burkina à Ouagadougou. Pour la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football, Tym Medical a travaillé à doter les hôpitaux avec des moyens de vidéochirurgie. Libreinfo.net a rencontré son directeur général, Dr Adama Thiombiano, au siège de la société à Cocody, à Abidjan. Cette interview a été réalisée en novembre 2023.

Propos recueillis par Albert Nagreogo et A S.

Libreinfo.net: Pouvez-vous nous parler de votre société qui intervient dans le domaine médical en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso ?

Dr Adama Thiombiano: Tym Medical en Côte d’Ivoire et Medic Burkina sont des sociétés que nous détenons en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Tym Medical a été créé en 2010 tandis que Medic Burkina est un peu plus jeune. Nous avons une bonne expérience dans beaucoup de domaines, mais en Côte d’Ivoire nous détenons le leadership dans le domaine biomédical.

Libreinfo.net: Qu’est-ce qui a prévalu à la création de ces sociétés biomédicales ?

Dr Adama Thiombiano: En vérité, il y avait des sociétés qui faisaient du biomédical en Côte d’Ivoire. Le seul problème, c’est que les promoteurs ne sont pas forcément du domaine. Je pense qu’il faut avoir un minimum de connaissances médicales pour comprendre le fonctionnement de tout le système des appareils, la préoccupation des professionnels.

Quand nous avons décidé de créer Tym Medical, nous avons dit qu’il faut suppléer un peu toutes les défaillances constatées dans le secteur, parce que les gens sont plus dans la vente de matériels que dans le professionnalisme. Et nous nous sommes dit qu’il fallait trouver une solution à tous ces manquements.

Tym Medical mise ainsi sur le professionnalisme. Nous ne sommes pas uniquement dans la vente de matériels, nous intervenons dans le conseil. Et nous ambitionnons d’être au même niveau que les sociétés du même type dans le monde, que ce soit en Europe ou aux États-Unis.

Libreinfo.net: Quels sont les services offerts par Medic Burkina ?

Dr Adama Thiombiano: Au Burkina, nous sommes en train de faire en sorte que les compétences se développent. Aujourd’hui, nous sommes davantage dans le laboratoire, mais nous n’avons pas eu l’opportunité de toucher à autre chose comme la stérilisation, la radiologie…

Nous n’avons pas encore l’opportunité d’explorer ces domaines, mais nous fondons l’espoir d’y arriver parce que nos équipes sont formées à cet effet. Nous disposons de deux ingénieurs biomédicaux à Ouagadougou.

En Côte d’Ivoire, nous avons une équipe assez compétente et relativement grande. Nous faisons en sorte à pouvoir partager nos expériences avec nos équipes du Burkina. Par exemple, si on a un projet au Burkina, certains de mes collaborateurs en Côte d’Ivoire s’y rendent pour travailler. Nos collaborateurs sont déjà allés plusieurs fois au Burkina pour apporter leur expertise. Nous sommes donc en train de fusionner nos expertises.

Le Directeur Général de Tym Medical, Dr Adama Thiombiano

Libreinfo.net: Pouvez-vous nous dire quels sont vos domaines de compétences aujourd’hui ?

Dr Adama Thiombiano: Tym Medical évolue aujourd’hui dans quasiment tout le domaine médical. Nous avons particulièrement un côté laboratoire. Nous nous intéressons à tout ce qui est hématologie, biochimie, hémostase, biologie moléculaire. Nous couvrons tout ce qui est laboratoire.

Nous disposons de toutes les dernières technologies, les meilleures dans le domaine au niveau mondial. Cela est important. Ce sont des cartes que nous avons et nous jouons dans notre portfolio. Nous avons tous les meilleurs mondiaux.

En dehors du laboratoire, nous faisons dans la stérilisation et nous travaillons avec plein de leaders mondiaux. Nous avons équipé tous les hôpitaux de Côte d’Ivoire en moyens de stérilisation.

Nous faisons aussi les blocs opératoires, l’endoscopie avec Olympus, la vidéochirurgie. Nous embrassons quasiment tous les domaines hospitaliers, y compris la radiologie dans laquelle nous sommes aujourd’hui très outillés. Dans ce domaine d’ailleurs, nous avons de gros projets en matière d’intelligence artificielle en Côte d’Ivoire.

Libreinfo.net: Vous êtes dans ce secteur depuis 2010. Qu’est-ce qui fait la particularité des résultats obtenus en 13 années d’existence ?

Dr Adama Thiombiano: Le principe, c’est déjà d’être sérieux dans ce que nous faisons. Cela est important. La particularité, c’est de pouvoir répondre aux besoins de la clientèle dans la qualité et dans le service après-vente.

Nous nous faisons ainsi un point d’honneur à ne jamais intervenir dans une vente ou dans un contrat si nous n’avons pas été formés sur les équipements en question. Il est hors de question pour nous d’aller placer ou de vendre un matériel si nos ingénieurs biomédicaux n’ont pas été auparavant formés dessus parce que le service après-vente est quelque chose de très important.

Ce principe constitue une marque de confiance vis-à-vis de tous nos partenaires qui nous prennent très au sérieux dans la façon dont nous procédons. À cet effet, nous sommes certifiés ISO 9001 version 2015.

Siège de Tym Medical dans le quartier Cocody à Abidjan

Libreinfo.net: Qui sont vos partenaires au Burkina et en Côte d’Ivoire ?

Dr Adama Thiombiano: Nous avons fait en sorte d’avoir, en Côte d’Ivoire, tous les leaders mondiaux dans tous les domaines. Nous travaillons aujourd’hui, en matière de laboratoire, avec BioMérieux qui est le numéro un mondial de la bactériologie.

Nous travaillons également avec des partenaires comme Horiba en hématologie, qui a développé et qui continue de développer des systèmes assez intéressants avec des «screening » de dengue ou de paludisme sans avoir ajouté d’autres réactifs.

Nous sommes avec des partenaires qui, dans leur recherche et leur développement, apportent des solutions. En dehors du laboratoire, notre portefeuille comprend Qiagen, qui excelle dans toutes les solutions de biologie moléculaire, même les traitements les plus compliqués de cancer.

Aujourd’hui, on est en train d’avoir les sérotypes de l’immuno-usto et nous nous inscrivons dans cette dynamique d’apporter des solutions innovantes. Indépendamment de cela, nous avons des partenaires comme Olympus, qui fait dans la microscopie, mais aussi dans l’endoscopie et dans la vidéo chirurgie. Nous apportons le meilleur qui puisse être.

Vous avez par ailleurs toute la partie radiologie pour laquelle nous travaillons avec des partenaires sud-africains et aussi avec Agfa qui est allemand. Nous travaillons aussi avec GEF, des Italiens. Tous nos partenaires sont dans un domaine où ils sont leaders. Cela est notre marque de fabrique. Même dans la banque de sang nous opérons avec l’un des leaders mondiaux dans le secteur.

Libreinfo.net: La question de manque de sang est très importante que ce soit au Burkina ou en Côte d’Ivoire. Que faut-il faire ?

Dr Adama Thiombiano: L’insuffisance de sang reste un problème de collecte. Il y a un problème dans les sous-produits mais la principale difficulté réside dans la collecte. Il faut d’abord pouvoir collecter le sang. Vous savez que ce n’est pas toutes les poches de sang qui sont mises sur le marché. On teste toutes les pathologies et s’il y a des poches qui sont infectées, elles sont éliminées.

Ensuite, il y a le fait qu’on a la question des sous-produits. Je prends un cas : quand vous allez à la banque de sang et que vous dites que vous voulez des plaquettes, que ce soit au Burkina ou en Côte d’Ivoire, je ne suis pas sûr que vous aurez des plaquettes en nombre suffisant, des poches de plaquettes comme vous le voulez.

Il y a des appareils qui font des sous-produits, malheureusement je pense que c’est la banque de sang qui n’arrive pas à satisfaire non seulement la demande en sang total mais aussi la demande de tous les sous-produits. Donc c’est d’abord un problème de collecte.

Libreinfo.net: Comment venir à bout du paludisme et de la dengue ?

Dr Adama Thiombiano: En termes de lutte contre le paludisme, nous proposons des moustiquaires imprégnées et même des moustiquaires PBO, parce que les moustiques ont acquis certaines résistances. Cela est un problème.

On propose donc aujourd’hui une autre génération de moustiquaires qui permet de repousser les moustiques. Nous sommes partenaires aussi du Programme national de lutte contre le paludisme en Côte d’Ivoire où nous avons eu l’opportunité de livrer des moustiquaires imprégnées de dernière génération.

Libreinfo.net: Comment expliquez-vous le récurrent problème de plateau technique en Afrique subsaharienne ?

Dr Adama Thiombiano: Le problème est d’abord structurel. Normalement, ce sont les hôpitaux publics qui devraient être en première ligne et de façon très forte parce que ce que peut un privé, l’État le peu davantage.

Je ne pense pas qu’un individu ait les moyens de faire plus que l’État. Maintenant, dans la forme du plateau technique, le problème peut être pris sur deux axes, le côté matériel et le côté humain. Si vous avez des hommes formés et que vous ne leur donnez pas le matériel nécessaire pour travailler, il va se poser plein de problèmes dans les structures sanitaires.

Le problème du plateau technique est que souvent, on fournit du matériel sur lequel on ne dispose aucune maintenance, et puis vous trouvez ce matériel au rebut, parce que quelques six mois après, lorsque surviennent les premières pannes, il n’y a personne pour le réparer.

Cela veut dire que l’Etat investit sur un matériel qui, à la limite, arrive déjà obsolète sur le plateau technique. Pourquoi ? Parce qu’on est dans une dynamique d’appel d’offres où on recherche le moins cher.

Au lieu de chercher le moins cher, il faut plutôt rechercher ce qui est techniquement bon. La réalité aujourd’hui, c’est qu’il ne sert à rien d’avoir des équipements qui sont techniquement dépassés par rapport à ce qui se fait en Europe.

À partir du moment où il doit dépenser de l’argent ou il doit contracter un crédit auprès d’un organisme pour acheter du matériel, l’État a le droit d’exiger le meilleur. Il est donc important de trouver des gens, surtout ceux qui fixent les spécifications techniques, qui soient au top niveau par rapport à ce qui se fait de mieux sur le marché à l’extérieur.

Que peut faire le technicien qui doit faire la spécification technique au niveau du ministère de la Santé si lui-même n’est pas au niveau maximum ? À la limite, il proposera des matériaux obsolètes.

Libreinfo.net: Pourquoi nos États continuent-ils d’évacuer des malades dans les hôpitaux du Nord ?

Dr Adama Thiombiano: Évacuer les malades dans les hôpitaux du Nord reste pour moi quelque chose de problématique. Combien de personnes peut-on évacuer ? Ce sont quelques personnalités, des gens qui ont les moyens. Que fait alors le commun des mortels ? Il est obligé de se soigner localement parce qu’il n’a aucun moyen, il n’y a personne pour intervenir pour qu’on l’évacue.

Le problème reste le plateau technique incomplet. Ensuite, il y a les formations. En médecine, il faut continuer de se former parce que c’est un secteur qui est constamment en évolution. Il faut continuer à se former jusqu’aux dernières technologies et faire en sorte de pouvoir appliquer cela dans nos pays.

Aujourd’hui, vous faites de la lithotripsie, c’est-à-dire suivre des gens qui ont des calculs rénaux. C’est une technologie très banale pour n’importe quel urologue que ce soit au Burkina ou en Côte d’Ivoire, mais où est le matériel nécessaire pour la réaliser ?

C’est un problème de notre politique en matière de santé. Si on veut faire des prestations de haut niveau, on en est capable, y compris la transplantation. Seulement, si des spécialistes sont formés pour faire la transplantation, il se pose le problème des laboratoires pour accompagner tous les tests qui doivent l’accompagner et l’encadrer.

On peut faire de la chirurgie cardiaque, on n’a pas besoin d’aller au Nord. On peut créer des pôles régionaux d’excellence et faire en sorte de ne pas avoir ces genres d’évacuation. C’est possible, il faut seulement y mettre les moyens, former les hommes et avoir le plateau technique adapté et tout cela est à notre portée.

Libreinfo.net: Comment appréciez-vous l’arrivée de l’intelligence artificielle dans la médecine ? Espoir ou danger ?

Dr Adama Thiombiano: Pour moi, on ne peut pas échapper au développement. On est dans une situation où l’intelligence artificielle se développe vraiment à une grande vitesse. On la retrouve dans tous les domaines. Forcément, on va la retrouver dans la médecine.

Aujourd’hui, nous sommes dans la situation où, par exemple, on est en train d’installer un projet pour le Programme national de lutte contre la tuberculose sur 19 centres en Côte d’Ivoire. À cet effet, on utilise de l’intelligence artificielle dans le cadre de la tuberculose.

C’est-à-dire que vous faites la radio, vous faites sortir le cliché, le cliché est numérisé et une fois que vous avez donné votre OK, l’intelligence artificielle vous dit si c’est suspect ou pas. Et cela d’emblée, sans même que le médecin ait à intervenir.

Il faut savoir qu’on en est qu’au début. Concernant la tuberculose, on a déjà mis en œuvre et cela a été avalisé par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Il ne faut pas penser que l’intelligence artificielle fait tout actuellement, ce sont des algorithmes qu’elle utilise, selon que le sujet est tuberculeux ou pas. Donc on est encore très limité dans cette utilisation. Mais les choses allant très vite, il fort probable que dans les années à venir, on la retrouve dans d’autres domaines.

Libreinfo.net: Dans le même ordre d’idée, le nucléaire intervient de plus en plus dans la médecine. Faut-il en avoir peur ?

Dr Adama Thiombiano: Non, le nucléaire est juste une question de sécurité. Il n’y a pas de raison d’en avoir peur. Dans tous les cas, on en a besoin dans le traitement de cancer. Je pense donc que c’est juste un problème de sécurité et cela est maîtrisé.

Libreinfo.net: En quoi Tym Medical apportera-t-elle son expertise à la CAN 2023 en Côte d’Ivoire ?

Dr Adama Thiombiano: Il y a des sites sur lesquels nous mettrons par exemple la vidéochirurgie pour pouvoir prendre en charge rapidement les patients ou les sportifs qui auront un traumatisme. Dans ce cadre, nous sommes en train d’installer de la vidéochirurgie sur certains sites avec la participation des traumatologues qui ont l’habitude d’utiliser cette technique.

Nous organiserons des formations avec les médecins locaux sur les sites et ferons en sorte qu’ils soient assez outillés pour intervenir rapidement en cas de problème. Il y aura de la vidéochirurgie, il n’y aura pas de chirurgie ouverte. On est en train de fournir le matériel dans ce sens.

Cela se passe en milieu hospitalier. S’il y a un problème, on amène le blessé à l’hôpital où le chirurgien prendra toutes les dispositions pour faire une bonne arthroscopie et d’autres interventions mais sans recourir à une intervention à chirurgie ouverte.

Une équipe de Tym Medical sur le point de déployer du matériel pour les hôpitaux dans le cadre de la CAN 2023

Libreinfo.net: Quels sont les ambitions de Tym Medical et de Medic Burkina pour les années à venir ?

Dr Adama Thiombiano: C’est de continuer d’apporter le soutien dans ce qu’on peut au niveau local, que ce soit en Côte d’Ivoire ou au Burkina, d’apporter aussi notre expertise et nos conseils.

Notre rôle n’est pas juste de faire de la vente, c’est aussi d’apporter des conseils dans certaines situations et de faire part de nos suggestions à nos partenaires. C’est quelque chose d’important.

En médecine, les choses évoluant, il faut aussi apporter de bons conseils. Nous avons souvent des problèmes de coût. Les gens ont tendance à regarder le coût plutôt que de regarder les bénéfices qu’ils vont en tirer en termes de démarches, de service après-vente et aussi de technologie.

Mais si vous voulez de la médecine au rabais, prendre des initiatives en préférant le moins cher, il y a un problème. Car le moins cher n’est pas forcément le meilleur. Je n’ai pas dit que le plus cher est le meilleur ! Je dis qu’il faut choisir le bon partenaire, le bon matériel et faire en sorte que vous soyez dans la dynamique de ce qui se fait de mieux. C’est très important !

Lire aussi:Can info: Stade de la Paix de Bouaké, joyau architectural du sport africain

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