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Burkina/SICOT 2020 : vers une valorisation et transformation industrielle du coton sur place en Afrique

Le président du Faso, Roch Kaboré, inaugure la société d’égrenage du coton biologique « SECOBIO » ce 30 janvier 2020, à l'occasion de la 2e édition du SICOT à Koudougou

Par Aïna Touré,stagiaire de retour de Koudougou

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a procédé à l’inauguration de la société d’égrenage du coton biologique « SECOBIO » dans l’après-midi du jeudi 30 janvier 2020 dans la belle cité de Koudougou, en présence des membres du gouvernement et des diplomates internationaux.

La société industrielle d’égrenage a été réalisé dans le but de concrétiser, d’améliorer, de développer et de consolider le tissu industriel existant par la modernisation des installations et la promotion de l’industrie verte. Ce joyau qui vient d’être mis en marche, est la première unité industrielle d’égrenage du coton, dédiée au coton biologique au Burkina Faso et en Afrique de l’ouest.

Pour Harouna Kaboré, ministre en charge du commerce burkinabè, cette cérémonie inaugurale est l’un des éléments de concrétisation de la stratégie nationale d’industrialisation (SNI), adopté en avril 2019. Cette volonté de la SNI, se décline en cinq axes stratégiques notamment l’amélioration du cadre juridique, institutionnel et organisationnel d’appui à l’industrie ; l’appui à l’amélioration et au développement des projets industriels ; la consolidation du tissu industriel existant par la modernisation des installations et la promotions de l’industrie verte; l’appui à l’amélioration de l’offre de financement du secteur industriel et le développement des infrastructures industrielles et promotion de la durabilité des unités industrielles.

“Cette cérémonie inaugurale est l’un des éléments de concrétisation de la stratégie nationale d’industrialisation (SNI), adopté en avril 2019”,Harouna Kaboré,ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat du Burkina Faso

« Le choix de la ville de Koudougou, pour la réalisation de cette usine traduit la volonté du gouvernement et de ses partenaires à faire, sinon à refaire de cette ville un pilier pour l’essor de la filière coton et textile au Burkina Faso et aussi l’épicentre de la production de coton biologique », a dit Harouna Kaboré.

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Ainsi, cette usine selon lui, va permettre à l’ensemble des acteurs de la filière coton d’éviter la récolte tardive de la production qui entraîne un retard dans la commercialisation de la fibre de coton biologique, un paiement tardif des producteurs, des risques de contamination liés à l’égrenage dans les installations non dédiées, par sous-traitance etc.

Avec un investissement d’environ 4 milliards de FCFA, des parties prenantes au projet, la SECOBIO dotée d’une ligne d’égrenage de dernière génération, a une capacité d’égrenage de 125 tonnes de coton graine par jour, soit 17 500 tonnes de coton graine par campagne. Elle a permis durant la phase de construction de créer plus de 200 emplois majoritairement des jeunes de Koudougou.

Le faible taux de transformation de « l’or blanc » dont “nos pays détiennent un avantage certain dans la production, limite drastiquement les perspectives de croissance économique et de création d’emplois pouvant être induites par cette filière”, Roch Kaboré,président du Faso, à la cérémonie de coupure du ruban marquant le top départ de la campagne de commercialisation et d’égrenage du coton bio

« Pendant la phase d’exploitation, elle va générer en plein régiment 40 emplois permanents, 100 emplois saisonniers et plus de 500 emplois indirects », a indiqué le premier responsable du département du commerce. A cela, s’ajoute l’augmentation des revenus plus de « 8000 petits producteurs » dont 60% de femmes.

A en croire Wilfrid Yaméogo, le directeur général de la SOFITEX, représentant les actionnaires de SECOBIO, « Ce joyau a une capacité d’égrenage de 17 500 tonnes de coton graine par campagne soit 125 tonnes par jour ». Selon lui, cette unité d’égrenage du coton biologique s’inscrit dans la politique de promotion et de valorisation du label coton burkinabè.

Wilfrid Yaméogo interpelle donc tous les acteurs de la filière à une véritable conscience professionnelle et sur l’impérieuse nécessité de toujours poursuivre les efforts pour améliorer le rendement à tous les niveaux et surtout renforcer la compétitivité de la filière coton en général et du coton biologique en particulier.

Il faut rappeler que c’est le Président du Faso qui a coupé le ruban donnant le top départ de la campagne de commercialisation et d’égrenage du coton bio. C’est au cours de la 2e édition de du SICOT, marquée par la tenue de la Conférence des Ministres de la Coordination des pays du C-4. Une seconde édition qui a vu la participation de 25 pays dont 1690 inscrits sur la plateforme, 41 panélistes, 46 exposants professionnels et 160 du grand public. Il faut noter que le Gouvernement a décidé de faire du SICOT un rendez-vous biennal.

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