Home Sécurité Burkina Faso: le président de la Transition, Ibrahim Traoré procède à une...

Burkina Faso: le président de la Transition, Ibrahim Traoré procède à une restructuration de l’armée

0
Armée du Burkina Faso Ibrahim Traoré
Le président de la Transition, chef suprême des Armées, le capitaine Ibrahim Traoré

Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré a procédé à une restructuration de l’armée burkinabè à travers plusieurs décrets signés le 14 novembre 2022 et rendus public le 15 novembre.

Par La Rédaction  

Le président de la Transition Ibrahim Traoré a opéré des changements notables dans l’organisation de l’armée burkinabè et procédé aussi à des nominations de plusieurs jeunes officiers à la tête de différents commandements.

Les régions militaires passent désormais de trois à six pour l’armée de terre. L’armée de l’air est organisée en deux régions aériennes, six Légions de gendarmerie pour la gendarmerie nationale et six groupements de forces.

Les occupations géographiques

La première région militaire reste toujours dans la région du Centre-nord dont le chef-lieu est Kaya. Elle dispose également d’un groupement de force pour la sécurisation du Nord (GFSN). La première Légion de la gendarmerie y est également. Toutes ces forces couvrent les régions administratives du Centre-nord et du Nord.

Bobo Dioulasso, chef-lieu de la région des Hauts-Bassins abrite toujours la deuxième région militaire, le groupement de forces pour la sécurisation de l’Ouest (GFSO) et la deuxième légion de la gendarmerie. La deuxième région militaire contrôle les régions administratives des Hauts-Bassins, du Sud-Ouest et des Cascades.

La troisième région militaire basée à Ouagadougou ne change pas également. Cependant, elle abrite désormais le groupement de forces pour la sécurisation du Centre (GFSC) et la troisième légion de gendarmerie nationale. Le commandement de la troisième région militaire s’étend sur les régions administratives du Centre, du Centre-sud, du Plateau Central et du Centre Ouest.

Trois nouvelles régions militaires

La quatrième région militaire, le groupement des forces pour la sécurisation du Sahel (GFSS) et la quatrième légion de Gendarmerie est basée à Dori, chef-lieu de la région du Sahel. Elle ne couvre que la seule région administrative du Sahel.

Dédougou, chef-lieu de la Boucle du Mouhoun qui est une ancienne ville garnison abrite désormais la cinquième région militaire, le groupement de forces de sécurisation de la Boucle du Mouhoun et la cinquième légion de gendarmerie nationale. Cette région militaire couvre l’unique région administrative de la Boucle du Mouhoun.

Enfin la sixième région militaire est installée à Fada N’gourma, chef-lieu de la région de l’Est. Elle abrite le groupement de forces pour la sécurisation de l’Est (GFSE) et la sixième légion de gendarmerie. La région militaire couvre les régions administratives de l’Est et du Centre-Est.

Création de deux régions aériennes

Il existe désormais deux régions aériennes au niveau de l’armée burkinabè. La première région aérienne couvre les régions administratives du Centre, du Plateau Central, de l’Est, du Centre-Est, du Centre-Sud, du Centre-Ouest, du Centre-nord, du Nord et du Sahel avec pour poste de commandement Ouagadougou.

La deuxième région aérienne couvre les régions administratives du Sud-Ouest, des Cascades, des Hauts-Bassins et de la Boucle du Mouhoun avec pour poste de commandement Bobo Dioulasso.

Création de six bataillons d’intervention rapide (BIR) 

Le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition a aussi créé six bataillons d’intervention rapide (BIR). « Ils sont initialement basés dans la garnison de Ouagadougou et peuvent être déployés en fonction des nécessités opérationnelles sur toute l’étendue du territoire nationale », selon le décret de création. De façon transitoire, ils sont stationnés sur un site déterminé par le chef-d ‘Etat major général des Armées.

Selon le décret de création des bataillons d’intervention rapide (BIR), « ils sont chargés d’intervenir le plus vite possible et le plus en avant en privilégiant la mobilité et la puissance de feu face à toute menace contre l’intégrité du territoire national. Ils assurent  également les escortes de grands convois logistiques au profit des forces armées nationales ou de tout autre organisme. Les bataillons d’invention rapide participent aussi à la lutte contre le grand banditisme aux côtés des forces de sécurité intérieure ».

Réorganisation du commandement des opérations du théâtre national (COTN)

Le COTN connait une réorganisation. Il est désormais sous le commandement administratif du chef d’Etat major général des Armées (CEMGA) et relève pour le volet opérationnel de l’autorité du chef d’état-major général adjoint des Armées (CEMGAA).

Sa mission est de concevoir, organiser et soutenir les opérations entrant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national. Ses unités opérationnelles sont: des groupements de forces; des bataillons d’intervention rapide; un groupement logistique; un groupement air; un groupement d’artillerie et une brigade de veille et de défense patriotique (composée essentiellement des supplétifs de l’armée ndlr).

Des nominations de jeunes officiers

Plusieurs jeunes officiers ont été portés à la tête des différents commandements de l’armée. Des Commandants et des Capitaines nommés à la tête des groupements de forces de sécurisation basés dans six régions militaires.

Les bataillons d’intervention rapide (BIR) sont tous commandés par des Capitaines.

Le chef de l’Etat, Ibrahim Traoré aussi nommés les Commandants des six régions militaires et plusieurs chefs de corps.

Le Lieutenant-colonel Christian Ouattara est lui nommé chef d’état-major de l’armée de l’air.

www.libreinfo.net

info instantanées libre info moov orange

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
14 ⁄ 2 =