Home A la une Fonction publique : après sa démission, Bassolma Bazié demande l’arrêt de son mandatement

Fonction publique : après sa démission, Bassolma Bazié demande l’arrêt de son mandatement

Démissionné de la fonction publique burkinabè, Bassolma Bazié demande l'arrêt de traitement de son salaire.
Démissionné de la fonction publique burkinabè, Bassolma Bazié demande l'arrêt de traitement de son salaire.

Bassolma Bazié, professeur certifié des sciences de la vie et de la terre (SVT), par ailleurs Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), dans une correspondance en date du 18 janvier 2021, rendait sa démission de la Fonction publique burkinabè. Une démission acceptée le 18 février par le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale. Ayant constaté que le traitement et le virement de son salaire se poursuivent, l’intéressé à travers une lettre ouverte a demandé l’arrêt de mandatement.

Par la Rédaction

« Ma démission a été acceptée. Par contre, grande est ma désapprobation, de constater que malgré cette réponse favorable à ma demande de démission de la Fonction publique d’Etat, un salaire est traité et positionné à mon nom », explique M. Bazié au Contrôleur général d’Etat, dans sa lettre ouverte datant du 23 février.

L’ex-fonctionnaire demande de ce fait, l’arrêt de tout mandatement en lien avec son ex-matricule. Il dit à cet effet, avoir adressé une autre correspondance au directeur de la Solde, pour exiger cet arrêt. Car cela est contraire, estime-t-il, à l’esprit de la lutte syndicale menée pour l’instauration de la bonne gouvernance.

Pour mémoire, Bassoma Bazié avait comparu le 21 septembre 2020 devant Conseil de discipline du lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadoudou, où il officiait comme enseignant de sciences de la vie et de la terre. Le motif invoqué était le « refus d’exécuter son volume horaire ». La décision du Conseil de discipline lui exemptait de toute sanction. Mais plus tard, l’enseignant sera affecté suite aux recommandations du Conseil, à la Direction régionale du ministère de l’éducation. Toute chose qu’il trouve arbitraire et qu’il a d’ailleurs invoqué comme étant l’une des raisons de sa démission de la Fonction publique.

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